Ralph de Stafford
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(1350 - 1372)
(1308 - 1372)
| Ralph de Stafford | ||
Ralph de Stafford, représenté dans le Bruges Garter Book, vers 1430. | ||
| Titre | Comte de Stafford (1350 - 1372) |
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| Autre titre | Baron Stafford (1308 - 1372) |
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| Commandement | Sénéchal de Gascogne | |
| Conflits | Guerres d'indépendance de l'Écosse Guerre de Cent Ans Guerre de succession de Bretagne |
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| Faits d'armes | Bataille de Dupplin Moor Bataille de L'Écluse Bataille de Brest Bataille de Morlaix Siège de Vannes Bataille de Bergerac Bataille d'Auberoche Siège d'Aiguillon Bataille de Crécy Bataille de Calais |
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| Distinctions | Ordre de la Jarretière | |
| Biographie | ||
| Naissance | Château de Stafford (Staffordshire) |
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| Décès | (à 70 ans) Tonbridge (Kent) |
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| Père | Edmund de Stafford | |
| Mère | Margaret Bassett | |
| Conjoint | Katherine de Hastang (1326 – av. 1336) Marguerite Audley (1336 – 1349) |
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| Enfants | Avec Katherine de Hastang Margaret Stafford Joan Stafford Avec Marguerite Audley Ralph Stafford Elizabeth Stafford Beatrice Stafford Hugh Stafford Joan Stafford Katherine Stafford |
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Ralph de Stafford ( – ), 2e baron Stafford, puis 1er comte de Stafford, chevalier de la Jarretière, est un officier anglais réputé des débuts de la guerre de Cent Ans.
Fils d’Edmund de Stafford (en), 1er baron Stafford, et de Margaret Bassett[1], il perdit son père alors qu'il n'avait que sept ans. Il grandit dans les Midlands sous l'autorité de son beau-père, Thomas Pipe. Ce dernier l'initia à la carrière militaire, puis il intégra le régiment de Ralph, deuxième baron Bassett[2].
Stafford devint banneret en 1327 et combattit les Écossais au cours des années suivantes. Il fut l'un des conjurés qui libérèrent le prince Édouard de l'emprise de Roger Mortimer, et fut justement récompensé. Dès l'été 1332, il était seigneur justicier du Staffordshire et se vit confier plusieurs ambassades, dans la suite de Hugh Audley. Au cours des guerres contre les Écossais, il commandait les archers, notamment à la bataille de Dupplin Moor le [2].
Il est nommément cité comme député en tant que Lord Stafford le et continuera de siéger jusqu'en 1350.
Il accompagna le roi Édouard en France comme conseiller en 1338 et prit part à la bataille de l'Écluse le . Au cours de la guerre de succession de Bretagne, il combattit au secours de Brest et au siège de Morlaix. Fait prisonnier à la fin des Sièges de Vannes (1342), il fut remis au roi d'Angleterre contre rançon et put ainsi prendre part aux pourparlers de Malestroit.
Le , il devint Intendant de la Maison du Roi mais démissionna de cette charge le pour devenir sénéchal de Guyenne, et résida une année dans cette province. Il prit une part éminente à la Chevauchée d'Édouard III en 1346, ponctuée par la bataille d'Auberoche, le siège d’Aiguillon (d'où il s'évada avant qu'il soit levé), la prise de Barfleur et la bataille de Crécy. Il fut l'un des 26 fondateurs de l’ordre de la Jarretière, créé en 1348, et le cinquième chevalier de l'Ordre[2].
En , sa mère mourut ; ses parents avaient pu accaparer ses terres sans rendre hommage au roi, ce qui permet de situer leurs options politiques. Ralph devint dès lors un grand propriétaire, et il accrut ses confortables revenus des rançons et prises de guerre réalisées en France[2].
Pour récompenser ses capitaines, puis plus tard à l'occasion de son jubilé, Édouard III créa un certain nombre de nouveaux titres de la pairie. Ralph fut ainsi élevé au rang de comte de Stafford le , avec rente annuelle de 1 000 marcs. Il prit la succession du duc Henry de Grosmont en tant que lieutenant de Guyenne, s'engageant par là à entretenir 200 hommes d'arme à ses frais. Cet effectif doubla en grâce à des subsides pris sur la cassette royale. Les chevauchées ramenèrent longtemps plusieurs captifs dont il tirait rançon, mais bientôt cette ressource vint à se tarir et il fut remplacé à son tour par le Prince Noir[2].
Encore à l'âge de 60 ans, Stafford continuait à diriger ses troupes et faisait fonction d'ambassadeur non seulement auprès de la cour de France mais aussi en Irlande (1361), où il accompagnait Lionel d'Anvers pour tenter de rétablit l'autorité de la Couronne d'Angleterre.
Il mourut le au château de Tonbridge, dans le Kent[2], et fut inhumé au prieuré de Tonbridge[3], aux côtés de sa seconde épouse et de ses parents[2].