La rame peut être une :
Qu'elle soit remorquée ou automotrice, on parle de rame réversible quand elles peuvent circuler dans les deux sens sans retournement, ni déplacement de la locomotive ; elles disposent pour cela d'une voiture-pilote à chaque extrémité libre (à l'opposé de la locomotive ou à chaque extrémité d'un élément automoteur) ; les rames automotrices modernes sont toutes réversibles contrairement aux anciens autorails dont les remorques n'avaient pas de poste de conduite.
La rame peut être déformable si elle est constituée d'éléments indépendants. Sa constitution nécessite alors une opération dite de formation[1] suivie d'un relevé de composition transmis aux organismes concernés après avoir défini les véhicules à inclure et manœuvré pour les placer et procédé à l'accouplement. Il s'agit de lier mécaniquement les véhicules entre eux (au moyen d'un tendeur et d'un crochet, ou bien d'un attelage (semi-)automatique) puis de réaliser les liaisons complémentaires : conduites pneumatiques (pour le frein, l'alimentation en air) et câblots électriques (sonorisation, alimentation haute tension, ainsi que diverses liaisons souvent réunies sous le terme « ligne de train » ).
Une rame est dite « indéformable » (abus de langage pour rame élémentaire, insécable) si on ne peut pas dissocier en service les différents véhicules qui la composent (sauf cas de force majeure). Les éléments automoteurs forment par définition des rames indéformables, a fortiori s'il s'agit d'une rame articulée. Certaines rames de marchandises sont également indéformables. Des rames indéformables peuvent parfois être accouplées entre elles pour composer un convoi plus long.