Ramón Tolosa
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Ramón Jesus Tolosa Calvo, né le à Paipa (Boyacá), et mort le à Ibagué (Tolima), est un coureur cycliste colombien. Il est champion panaméricain sur route en 1984.
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| Ramón Tolosa avec le maillot Café de Colombia. | |
Ramón Tolosa est né à Paipa, dans le département de Boyacá, le .
En 1977, il débute dans le cyclisme lors du Clásico de Turismeros. Avec une bicyclette valant 3 000 pesos[N 1], il devient leader de la course, faisant main basse sur le classement des étapes volantes avant de décliner[2].
En 1979, dans sa dix-neuvième année, Tolosa participe à son premier Clásico RCN qu'il termine meilleur néophyte[3].
En fin de saison 1982, Ramón Tolosa remporte le trophée des grimpeurs de la vingt-quatrième édition du Tour du Guatemala, compétition remportée par son frère Rafael. De plus, il s'adjuge la sixième étape et termine septième au classement général[4].
En progrès constant, la saison 1983 le voit terminer troisième de la Clásica de Cundinamarca, cinquième de la Clásica de Antioquia et onzième de son Tour national[2]. Il monte sur le podium du Clásico RCN 1983, à l'issue de la dernière étape, disputée en contre-la-montre en côte, sur les hauteurs de Las Palmas (es) à Medellín. Il déloge le vétéran José Patrocinio Jiménez de la troisième place en terminant troisième de l'exercice[5],[6].
En 1984, il achève à la quatrième place la Clásica de Antioquia[7] et à la cinquième la Clásica de Cundinamarca[8]. Il s'impose, à Duitama, dans le prologue du Tour de Colombie devenant ainsi l'éphémère leader de son Tour national[9] (qu'il finira à la onzième place[10]).
Puis quelques semaines plus tard, Ramón Tolosa devient champion panaméricain, succès le plus prestigieux de sa carrière cycliste. Parti en solitaire au sixième des treize tours d'un circuit, dessiné dans la commune (es) d'El Poblado (es) à Medellín, il doit composer avec le retour de ses compatriotes Fabio Parra et Julio Alberto Rubiano, à une trentaine de kilomètres du but. Aucun accord n'est conclu entre eux[11]. Même si Rubiano fut légèrement décramponné dans l'ultime bosse du parcours, il réussit à s'immiscer dans le sprint à trois que Tolosa lance. Particulièrement anxieux face au niveau de ses compatriotes, Ramón Tolosa remporte toutefois la médaille d'or[12]. Le dernier jour des championnats, en compagnie de Fabio Parra, Julio Alberto Rubiano et Néstor Mora, Tolosa s'octroie la médaille de bronze des 100 kilomètres, en délogeant les Cubains du podium dans le dernier quart de l'épreuve[13].
Carte maîtresse de sa sélection nationale pour les Jeux olympiques[14], il n'est pourtant pas présent[15] ayant chuté violemment sur la tête lors de la Coors Classic[16], course choisie par sa fédération pour préparer les Jeux.
La saison 1985 commence mal. Tandis que son frère Rafael (es) remporte la première étape du Tour du Táchira, lui s'y casse le fémur dans une chute collective[15], le condamnant à l'inaction au moins trois mois[17].
En 1988, considéré comme un gregario, il participe, avec son frère aîné, à son seul grand tour, le Tour d'Espagne, qu'il ne terminera pas[18].
Bien que résidant depuis de nombreuses années à Bogota[2],[19], Ramón Tolosa meurt à l'âge de soixante-cinq ans à Ibagué, dans le département de Tolima. Il avait souffert d'un accident vasculaire cérébral, quelques années auparavant, qui l'avait affaibli[18].
Palmarès
- 1982
- 6e étape du Tour du Guatemala[4]
- 1983
- Doble a Paipa[20]
- 3e du Clásico RCN[6]
- 3e de la Clásica de Cundinamarca
- 1984
Champion panaméricain sur route[11]- Prologue du Tour de Colombie[9]
Médaillé de bronze du 100 km contre-la-montre par équipes des championnats panaméricains[13]
Résultats sur les grands tours
Tour d'Espagne
1 participation
- 1988 : abandon.
Notes
- ↑ Valant une somme modique. En comparaison, le vélo avec lequel il gagne le championnat panaméricain coutait 130 000 pesos.
Références
- ↑ (es) « Nuevo equipo de marca », El Tiempo, no 25088, , p. 2 C (lire en ligne)
- 1 2 3 (es) Jairo Giraldo, « 'No me siento el rey' », El Tiempo, no 25503, , p. 1 C (lire en ligne)
- ↑ (es) Víctor Rosas, « Dos títulos para Niño », El Tiempo, no 23628, , p. 5 D (lire en ligne)
- 1 2 (es) AP, « Barrimos con todos », El Tiempo, no 24914, , p. 3 C (lire en ligne)
- ↑ (es) Jairo Giraldo, « Herrera, el nuevo monstruo », El Tiempo, no 25113, , p. 6 C (lire en ligne)
- 1 2 (es) Jairo Giraldo, « Ciclismo - Clásico RCN », El Tiempo, no 25113, , p. 4 C (lire en ligne)
- ↑ (es) « Posiciones finales », El Tiempo, no 25398, , p. 6 B (lire en ligne)
- ↑ (es) « Así quedó la Clásica », El Tiempo, no 25419, , p. 5 B (lire en ligne)
- 1 2 (es) Víctor Rosas, « Ramón Tolosa, primer líder », El Tiempo, no 25461, , p. 1 C (lire en ligne)
- ↑ (es) « Deporte en Cifras: Ciclismo », El Tiempo, no 25474, , p. 10 B (lire en ligne)
- 1 2 (es) Jairo Giraldo, « ¡Espectacular! », El Tiempo, no 25502, , p. 1 B (lire en ligne)
- ↑ (es) Jairo Giraldo, « 'Creí desfallecer', Ramón Tolosa », El Tiempo, no 25502, , p. 2 B (lire en ligne)
- 1 2 (es) Jairo Giraldo, « Los chilenos repitieron lo del 81 y 82 », El Tiempo, no 25509, , p. 5 B (lire en ligne)
- ↑ (es) « El ciclismo se recupera », El Tiempo, no 25548, , p. 3 C (lire en ligne)
- 1 2 (es) UPI, « Dramático triunfo de Rafael Tolosa », El Tiempo, no 25703, , p. 1 C (lire en ligne)
- ↑ (es) UPI, « Recuperado Tolosa », El Tiempo, no 25530, , p. 10 C (lire en ligne)
- ↑ (es) « Fracturado regresó Ramón Tolosa », El Tiempo, no 25703, , p. 1 C (lire en ligne)
- 1 2 (es) « Luto en el ciclismo colombiano: falleció el pedalista Ramón Tolosa, campeón panamericano », sur eltiempo.com, (consulté le )
- ↑ (es) « Fallece en Ibagué Ramón Tolosa, destacado ciclista de los años 80 », sur revistamundociclistico.com, (consulté le )
- ↑ (es) « Ciclismo - Doble a Paipa », El Tiempo, no 25030, , p. 4 B (lire en ligne)