Randa Kassis
femme politique
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Randa Kassis (arabe رندا قسيس), née le à Damas (Syrie), est une femme politique franco-syrienne, présidente de la plateforme d'Astana[1]. Elle est également la fondatrice et Présidente du Mouvement de la société pluraliste et ancienne membre du Conseil national syrien[2].
| Randa Kassis | |
Randa Kassis en 2018. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Présidente de la Plate-forme Astana | |
| – (10 ans, 11 mois et 14 jours) |
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| Présidente du Mouvement de la Société Pluraliste | |
| – (13 ans, 5 mois et 3 jours) |
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| Membre du Conseil national syrien | |
| – (7 mois et 21 jours) |
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| Présidente Coalition des forces laïques et démocratiques syriennes | |
| – (9 mois et 24 jours) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Randa Kassis |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Damas (Syrie) |
| Nationalité | |
| Conjoint | Fabien Baussart |
| Profession | Femme politique, écrivaine, anthropologue |
| Site web | http://randakassis.com |
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Biographie
Son père, professeur de psychologie à la Faculté de Damas[3], ayant dû s'exiler en raison de son opposition au régime, Randa Kassis le rejoint à Alger en 1979[4]. Très jeune, elle devient athée[5],[6].
Elle est anthropologue[7] et journaliste syrienne en exil à Paris[8]. Elle publie en 2013 le livre Crypts of The Gods, une analyse anthropologique de la morale religieuse[9],[10].
Depuis le début des révolutions arabes, et à la suite du déclenchement de la guerre civile syrienne, Randa Kassis intervient régulièrement dans les médias[11],[8],[12].
Elle préside la Coalition laïque syrienne de à [13],[14],[15].
Elle est membre du Conseil national syrien[16] de jusqu'à son exclusion en , à la suite de déclarations prémonitoires critiquant la montée en puissance des islamistes et des djihadistes au sein de l'opposition syrienne[17],[18],[19]. Kassis ne croit pas en l'islam modéré[10][source secondaire souhaitée].
Elle fonde et préside le Mouvement de la société pluraliste[20],[21] depuis 2012 (qui réunit laïcs, chrétiens, kurdes, alaouites, sunnites, minorités ethniques, confessionnelles et idéologiques)[22],[23],[6],[24],[25],[26].
Randa Kassis initie la plateforme d'Astana en 2015, en réunissant à deux reprises des opposants syriens au processus d'Astana après sa demande de former une plateforme qui puisse rassembler des opposants "réalistes" auprès du président du Kazakhstan[27]. Le premier round de la plateforme d'Astana a été modéré par l'ambassadeur kazakh Baghdad Amreyev et la séance d'ouverture fut présidée par le ministre kazakh des Affaires étrangères Erlan Idrissov[28]. Le deuxième round fut modéré par son mari Fabien Baussart[29], président du Center of political and Foreign affairs (CPFA)[30],[31].
Randa Kassis a participé aux pourparlers de Genève en 2016 en tant que présidente de la plateforme d'Astana. Elle est coprésidente avec Kadri Jamil[32] de la délégation de l'opposition laïque et démocratique syrienne[33],[34],[35].
Randa Kassis est l'une des cofondateurs de la fondation AD-HOC[36], basée à Londres[37], avec des activistes et écrivains laïques d'origine musulmane comme Waleed Al-Husseini, Kacem El-Ghazali et Ayman Ghoujal. Ils ont organisé deux importantes conférences à Bruxelles avec la participation de grands intellectuels arabes parmi lesquels Sayyed Al-Qimni et Adonis (poète)[38],[39]. Le , AD-HOC Foundation a organisé une autre conférence sous l'intitulé de "The right of blasphemy"[40],[41] à Rome avec la participation de Hamed Abdel-Samad, Saaed Nashed et autres[42],[43].
Randa Kassis fut membre du comité présidentiel du congrès national Syrien à Sotchi[44],[45]. En 2017 elle a souligné l'importance de la création d'un comité constitutionnel afin de faciliter le processus de paix[46],[47]. Au cours de l'année 2018 et en collaboration avec la communauté de Sant Egidio et le Centre des affaires politiques et étrangères (CPFA)[48], Randa Kassis a participé et a facilité les discussions pour la paix en Syrie[49], sous la modération de Mario Giro, ancien Vice Ministre des Affaires Étrangères Italien. A l'issue de ces pourparlers à Rome[50], un document a établi une ligne de route pour une solution politique au conflit en Syrie. Plusieurs représentants de différentes tendances de l'opposition Syrienne[51] l'ont signé[52].
