Raoul Leroy (psychiatre)
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Auxerre (Yonne)
Paris, 14e arr.
| Naissance |
Auxerre (Yonne) |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans) Paris, 14e arr. |
| Nationalité | Français |
| Études | Médecine (psychiatrie) |
|---|---|
| Formation | Université de Paris |
| Titres | Docteur |
| Profession | Médecin psychiatre |
| Idées remarquables | Hallucinations lilliputiennes |
| Œuvres principales |
Les persécutés persécuteurs Le massage plastique dans les dermatoses de la face La responsabilité des hystériques Les hallucinations lilliputiennes Paralysie générale et malariathérapie |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur (1931) |
| Membre de |
Comité permanent du Congrès des médecins aliénistes & neurologistes de France et des pays de langue française Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure Société clinique de médecine mentale Société médico-psychologique |
Raoul Leroy est un médecin psychiatre français, né le 2 octobre 1868 à Auxerre[1] et mort le 25 décembre 1941 à Paris (14e arr.)[2]. Il est notamment à l’origine du concept des hallucinations lilliputiennes[3],[4]. Ses objets d'étude sont très variés : persécutés persécuteurs (thèse), massage plastique de la face, effets de l'alcoolisme sur la santé mentale, responsabilité des hystériques, pyromanie et puberté, malariathérapie pour le traitement de la paralysie générale...
Enfance et formation
Achille Pierre Raoul Leroy est le fils aîné d'Octave Leroy, constructeur mécanicien à Auxerre (Yonne), et de Lucile Marie Proust, née à Cosne (Nièvre)[5]. Il a trois sœurs : Elise, née en 1874, qui a eu pour fils Pierre Lelong (1899-1930), médecin de l'asile de Lommelet à Lille et associé de Raoul Leroy[6] ; Marguerite, née en 1876, religieuse ; et Madeleine, née sur le tard en 1890, mariée à Jules Bertin.
Formé dans les hôpitaux de Paris[7], Raoul Leroy effectue des stages comme externe (promotion 1889)[8] d'abord à la Charité avec le neurologue Jules Bernard Luys et à Lariboisière avec Achille Gougenheim (1890), puis à Beaujon avec Léon Labbé et Paul Michaux, Charles Fernet et Albert Gombault.
Il est ensuite interne des asiles de la Seine (promotion 1892) pendant trois ans, d’abord chez Emmery Blin, à l'asile de Perray-Vaucluse, enfin à Sainte-Anne, chez Valentin Magnan[9].
Médaille de bronze de l'Assistance publique, il soutient sa thèse de doctorat en médecine, intitulée Les persécutés-persécuteurs, le 15 avril 1896[10],[11].
Vie de famille
Raoul Leroy se marie le 6 avril 1899 à Damville (Eure) avec Marthe Marie Gesbert, fille du pharmacien de cette ville[12]. Deux enfants naissent de cette union à Evreux (Eure) : Robert Pierre Ernest en 1900[13], et Marie Esther Jeanne en 1901[14]. Le fils de Raoul Leroy, élève de Centrale en 1919, étudie avec son père l'effet des ondes courtes sur la paralysie générale et dépose plusieurs brevets dans ce domaine[15],[16],[17],[18].
Lieux d'exercice et responsabilités
Asile psychiatrique de Navarre (Evreux, Eure) : 1898-1906
En 1898, Raoul Leroy est médecin-adjoint de l’asile psychiatrique de Navarre à Évreux (Eure). En 1902, il est aussi médecin de la colonie des Douaires, de la colonie correctionnelle disciplinaire qui lui est adjointe, et médecin de l’asile d’aliénés criminels installé dans les murs de la maison centrale de Gaillon (Eure)[19].
Maison de santé de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne, Seine-et-Oise) : 1906-1931
Il est nommé médecin adjoint de la Maison de santé de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne, Seine-et-Oise) en 1906, à l'occasion d'une création de poste[20], puis médecin chef en 1908. Il s’associe à son vieil ami Rogues de Fursac, avec qui il fera plusieurs communications et publiera un article sur les hallucinations en 1920. Pendant la Première Guerre mondiale, il est responsable du Centre neuropsychiatrique de Saint-Dizier (Haute-Marne), où sont dirigés les évacués du Front. Il y rencontre André Breton en 1916, qui a donné son nom à l'établissement[21].
Asile Sainte-Anne (Paris, Seine) : 1931-1941
Président de la Société clinique de médecine mentale en 1927, et de la Société médico-psychologique en 1928, il est médecin-chef à Sainte-Anne en 1931, et y organise un service spécial pour le traitement de la paralysie générale. Il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur par décret de nomination du 15 janvier 1931, pour "37 ans de services hospitaliers distingués"[22]. Il publie en 1932, avec Médakovitch, un livre sur la malariathérapie dans le cadre de la paralysie générale.
Dernières années et mort
A sa retraite, nommé Secrétaire général des écoles départementales d’infirmiers et d’infirmières des hôpitaux psychiatriques de la Seine, il y enseigne à partir de cas pratiques[23]. Il rédige la préface de la 3e édition du Manuel technique de l'infirmier des établissements psychiatriques en 1939[24], manuel de référence jusqu'en 1959 (7e éd.)[25]
Il décède le jour de Noël 1941, dans le 14e arrondissement de Paris[26], et est inhumé à Saint-Sauveur-en-Puisaye.