Raymond Abrezol
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Raymond Abrezol est un chirurgien dentiste Suisse et un des pionniers de la Sophrologie en Europe. Il est connu pour avoir entraîné des sportifs suisses de haut niveau.
Il est né a Lausanne en 1931, il fréquente les écoles primaires et secondaires à Lausanne et Montreux, et passe le certificat Maturité à Fribourg. En 1957, déjà proche de l'anesthésie, il présente sa thèse sur « l'influence des vitamines B et C en anesthésiologie » et obtient son doctorat à l'Université médecine de Lausanne[1]. Dès 1960, il découvre l’implantologie dont il sera un des pionniers en Suisse[2].
En 1963, lors du congrès de Barcelone en Espagne où il présente en compagnie de Armand Dumont un nouvel implant en titane et une nouvelle technique chirurgicale, il participe également à une intervention chirurgicale maxillo-faciale sur un patient. Il assiste lors de cette intervention chirurgicale pratiquée sans anesthésie chimique, à une « anesthésie psychique », effectuée par le Dr. Isasi, anesthésiste et élève d'Alfonso Caycedo[3]. Il constate qu'aucun saignement n'a eu lieu alors que ce type d'intervention est sanglante. La patiente se réveille sans difficulté quelque secondes après la fin de l'intervention[4]. Il reste en Espagne et assiste à plusieurs expériences de même nature[4]. Sidéré par ces expériences, avec Armand Dumont, ils réunissent une trentaine de dentistes, chirurgiens et gynécologues et font venir Alfonso Caycedo à Lausanne. Caycedo leur donne un cours inaugural de sophrologie médicale[4] et c'est un succès. Convaincu par la valeur scientifique de la sophrologie, Raymond Abrezol devient rapidement ami, élève et collaborateur d'Alfonso Caycedo. En 1965 Caycedo lui délègue ainsi qu'à Armand Dumont[5] la diffusion de la sophrologie en Europe, pour que lui même puisse partir en Orient. Il laisse dit-il ce projet en de bonnes mains[4]. Alfonso Caycedo va rester deux ans en Inde et à son retour, en 1967 ils vont avec Jean-Pierre Hubert, qui parle d'Abrezol comme d'une « locomotive »[6] diffuser la sophrologie clinique auprès du corps médical en France, Suisse, Belgique, Allemagne, Italie, Amérique du Sud et aux USA.
Raymond Abrezol va pendant des années participer aux congrès donnés par Alfonso Caycedo, s'actualiser tous les ans en allant à Barcelone suivre son enseignement[4]. Il se forme également en psychologie analytique junguienne à l'Institut C. G. Jung de Zurich et en médecine traditionnelle chinoise[1]. En 1977, il crée à Neuchâtel en Suisse le collège International de Sophrologie Médicale[7]. Responsable de la sophrologie clinique en Suisse et de l’enseignement de cette discipline, nombre de directeurs d'école de sophrologie ont été formés par lui[2]. En 1980, il devient parrain de la Société française de sophrologie (SFS)[8]. En 1982 il est nommé Docteur honoris causa de la Faculté de sophrologie de Bogota[9]. Il devient aussi membre de la Société américaine d'hypnose clinique, membre correspondant de la Société américaine de médecine psychosomatique ainsi que de nombreuses autres sociétés médicales et directeur pour la Suisse du centre «Centro américain de la culture»[1].
Raymond Abrezol a écrit de nombreux livres, donné des centaines de conférences et de cours de formation en Suisse et partout dans le monde[4]. Il a été publié dans des revues médicales européennes et américaines[1]. Entre 1967 et 2004 il a entraîné des sportifs de haut niveau et les athlètes qu'il a entraînés ont remporté 204 médailles aux jeux olympiques et championnats du monde[10]. Raymond Abrezol aimait l’aventure de la vie, l’Amazonie, l’Afrique, l’Amérique où il séjournait régulièrement, un de ses lieux de prédilection était l’Inde[2].
Sportif dès son plus jeune âge, il a joué en Ligue National 1 de hockey[11]. Après avoir terminé ses études de sophrologie en 1965, pendant lesquels il a passé son Brevet de moniteur de ski pour gagner un peu sa vie[11], il aide deux amis à améliorer leurs performances, l'un en tennis, l'autre en ski, grâce à la sophrologie. En 1967, un entraîneur national de ski lui demande d'entraîner quatre skieurs suisses pour les Jeux olympiques d'hiver de Grenoble de 1968[12],[13],[11], ce qui leur vaut trois médailles olympiques[14]. L'année suivante, en 1969, il est engagé pour 5 ans afin de suivre officiellement l'équipe suisse de ski[11]. C'est ainsi qu'il a formé des athlètes en boxe, cyclisme, escrime, voile, patinage, voltige, tennis, water-polo, golf et autres sports. Les athlètes entraînés par Raymond Abrezol ont remporté plus de 200 médailles olympiques et mondiales[15],[16] entre 1967 et 2004.
Parmi les athlètes ayant intégré des exercices de sophrologie spécifiquement conçus à leur préparation, on compte parmi les plus connus: Bernhard Russi, Roland Collombin, Walter Tresch, Werner Mattle, Lise Marie Morerod et Marie-Thérèse Nadig (ski alpin); Walther Steiner et Hans Schmid (saut à ski); Fritz Chervet (boxe), Robert Dill-Bundi (cyclisme), Silvio Giobelina (bobsleigh) et Pierre Fehlmann (navigateur)[14].
À la suite de ces succès, il a dispensé des formations à un grand nombre de médecins et d'entraîneurs sportifs, dont beaucoup ont ensuite dirigé des centres de formation dans toute la France.
Médias
- Le 1 mai 1987, il est invité dans l'émission « Ligne directe » sur Antenne 2, une émission spéciale consacrée à l'hypnose et ses applications en médecine et il parle de la sophrologie au service du sport, des différentes techniques pour diminuer la peur et des résultats sur l'athlète[17].
- Le 19 janvier 1990, il passe sur Télé Guadeloupe dans une émission dont le thème sur la santé est « La sophrologie chez les athlètes de haut niveau »[18].
- Le 24 janvier 1990, il est interviewé sur Télé Martinique dans une émission avec pour thème « La pratique de la sophrologie »[19].
Critiques
En 2018, l'Association française pour l'information scientifique mentionne que les recherches de Raymond Abrezol[20] qui reprend les grands classiques, malheureusement faux pour l'Afis, de latéralisation artificielle gauche/droite, rationnel/intuitif du cerveau humain (Grinder, etc.) et qu'il ne s’appuient pas sur des recherches scientifiques référencées ni sur des descriptions de ces méthodes qui permettraient alors de tester les effets de la stimulation spécifique de l’hémisphère droit[21].