Raymond Badiou

From Wikipedia, the free encyclopedia

Élection13 mai 1945
PrédécesseurAlbert Ginesty
SuccesseurLouis Bazerque
Raymond Badiou
Illustration.
Raymond Badiou, maire de Toulouse, en 1944.
Fonctions
Maire de Toulouse

(14 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 13 mai 1945
Réélection 26 octobre 1947
3 mai 1953
Prédécesseur Albert Ginesty
Successeur Louis Bazerque
Député français

(5 ans et 22 jours)
Élection 2 juin 1946
Réélection 10 novembre 1946
Circonscription Haute-Garonne
Législature IIe constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique SOC
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bellerive-sur-Allier, France
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès 15e arrondissement de Paris, France
Nationalité Française
Profession Professeur de mathématiques

Image illustrative de l’article Raymond Badiou
Maire de Toulouse

Raymond Badiou, né le à Bellerive-sur-Allier (Allier) et mort le à Paris 15e[1], est un résistant et maire SFIO de Toulouse de 1944 à 1958.

Raymond Badiou en 1962.

Raymond Badiou est admis au concours d'entrée à l’École normale supérieure[2] en 1924 et obtint l'agrégation de mathématiques en 1927.

Il enseigne les mathématiques à Rochefort-sur-Mer, Rabat et Casablanca avant d'être affecté au lycée de garçons de Toulouse (celui-ci prend plus tard, sur sa proposition, le nom de lycée Pierre-de-Fermat). Il adhère en 1934 à la Section française de l'Internationale ouvrière, et milite également dans un cercle antifasciste[3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance[4]. Il fait partie du Comité départemental de libération de la Haute-Garonne, organisme qui avait désigné Raymond Naves comme maire provisoire de Toulouse lors de la libération de la ville ; lorsque Naves est capturé par les Allemands, le , Badiou le remplace. La libération de Toulouse a lieu les 19 et . Un comité local de libération est aussitôt mis en place et joue le rôle de municipalité temporaire ; il a à sa tête Raymond Badiou, élu maire en 1945, puis réélu en 1947 (avec Pierre Dumas comme 1er adjoint) et 1953. En 1946, Badiou est élu également député de la Haute-Garonne, fonctions qu'il occupe jusqu'en 1951. Il conduit une politique municipale prudente, urbanisant Toulouse de façon compacte pour éviter la multiplication des réseaux, ce qui l'amène à lancer les premiers programmes de logements sociaux aux abords immédiats de la ville, en concertation avec le président du conseil général Eugène Montel.

Badiou démissionne de la SFIO pour protester contre les positions du parti sur la guerre d'Algérie et le ralliement au général de Gaulle. Il abandonne alors tous ses mandats électoraux, dont celui de maire de Toulouse. Il reprend son activité de professeur de mathématiques supérieures au lycée de Toulouse et contribue parallèlement à la création du Parti socialiste autonome, puis du Parti socialiste unifié (PSU).

Vie privée

Alors qu'il est encore élève à l'École normale supérieure, Raymond Badiou épouse Marguerite Rouxbédat, elle-même normalienne (Sèvres, promotion 1924 lettres) et agrégée de lettres (1927). L'un de leurs enfants, Alain Badiou, est un philosophe de notoriété internationale.

Hommages

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI