Le razihi présente une assimilation à grande échelle des consonnes coronales dans les mots. Contrairement à l'arabe, il ne se limite pas aux obstruantes mais inclut les sonantes, le plus important /n/[5] comme on peut le voir dans des mots tels que ssān, « homme », et ssānah, « femme », qui sont des mots apparentés à l'arabe insān, "la personne". L' assimilation des consonnes nasales était une caractéristique à la fois de l'ancien nord-arabe et du sudarabique ancien, mais ne se trouve dans aucun dialecte arabe. Le razihi possède également un grand nombre d'éléments de vocabulaire de base non arabes, de prépositions et d'autres formes grammaticales[1].
Contrairement aux dialectes arabes yéménites, le razihi n'autorise jamais les groupes de consonnes finales (-CC)[5].
La syncope, ou la suppression, des voyelles hautes /i/ et /u/ est un phénomène courant en razihi
- wāḥdah – 'one f.' (/wāḥid + ah/)
- wiṣlū – 'they m. arrived' (/wiṣil + ū/)
- gibẓūhim – 'they m. seized them m.' (/gibiẓ + ū + him/)[5]
En arabe classique :
- š correspond au razihi /ɬ/ et à son corrélat emphatique.
- ḍ correspond au général yéménite /ð/ dans les mots récents mais /tɬ/ dans les mots plus anciens[1].