Rebets

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Rebets
Rebets
L'église Saint-Denis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Communauté de communes Inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Bernard Corbillon
2020-2026
Code postal 76750
Code commune 76521
Démographie
Gentilé Robatiens
Population
municipale
147 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 42″ nord, 1° 23′ 26″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 176 m
Superficie 3,67 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Mesnil-Esnard
Législatives 2e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Rebets

Rebets est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Description

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bois-Guilbert, Boissay, La Chapelle-Saint-Ouen, Héronchelles et Morville-le-Héron.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Heron[1],[Carte 1].

Le Héron, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Buchy et se jette dans l'Andelle à Vascœuil, après avoir traversé six communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Rebets[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Forges-les-Eaux à 16 km à vol d'oiseau[9], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 860,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Rebets est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (65 %), zones agricoles hétérogènes (13,8 %), terres arables (13,2 %), forêts (7,9 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux dits, hameaux et écarts

Au lieudit l'Enfer, qui s'appelait jadis Germe, il y aurait eu à l'époque gauloise une fonderie ou une forge.[réf. nécessaire]

Le hameau les Hez est le plus important chef lieu à l'époque.[réf. nécessaire]

Les autres hameaux sont la Hétrée, les Huées, les Vallées et la Bucaille.

Le hameau Tous Vents est aujourd'hui disparu. Au XXe siècle, ce hameau comportait encore deux maisons et une douzaine d'habitants.[réf. nécessaire]

Logements

Évolution du nombre de logements entre 1968 et 2009[I 5].
196819751982199019992009
354752566073

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 73. Parmi ces logements, 73,7 % étaient des résidences principales, 24,9 % des résidences secondaires et 1,4 % des logements vacants[I 6].

La proportion de ménages propriétaires de leur logement était de 81,5 % et celle des locataires était de 18,5 %[I 7].

Toponymie

Le nom de la commune est attesté assez tôt sous les formes latinisées Rosbatium en 735 - 743 et Rosbacium en 854[13].

Rebets représente le type hydronymique Rosbacium « ruisseau aux roseaux »[13], dont il existe un grand nombre d’exemples au nord de la France et en Belgique et dont la forme initiale, le germanique *Rauzbaki, a donné : Rebais, le château de Rebais aux Bottereaux, Rebetz à Chaumont-en-Vexin, Rebaix, Rebecques, Rebecq (Belgique, Rosbacem 877), Robecq (Pas-de-Calais, Rosbeccam 1104), etc. et dans les régions de langue germanique Rohrbach, Rorbach-lès-Dieuze, etc.[14],[13]. Le passage de [s] à [r] (ros > allemand (Schilf)rohr) s'explique par le rhotacisme de /s/, processus phonétique qui a particulièrement concerné le vieux haut allemand au sein de la famille germanique.

Il s'agit d'un composé germanique occidental de raus- « roseau » devenu ros en ancien français, diminutif rosel > roseau[15] et *baki « ruisseau, rivière » (cf. allemand Bach)[16],[13]. Il a été emprunté par le gallo-roman sous la forme *BĀCIS qui a donné l'ancien français bais « ruisseau »[16]. Comme second élément d'un composé *-baki a aussi régulièrement abouti à la finale -bais (autrement -baix)[16].

Dans le cas de Rebets, le nom se réfère à la rivière l'Héronchelle.

Remarque : -bets est apparenté à -bec (parfois prononcé -bé comme dans Bolbec) élément répandu dans la toponymie normande, sauf que ce dernier est issu du vieux norrois bekkr « ruisseau » qui remonte également au germanique commun *bakiz.

Histoire

Des outils en silex de l'époque du Néolithique comme des haches taillées et polies ainsi que des grattoirs et perçoirs ont été retrouvés sur les terres du village[réf. nécessaire]. À cette époque le lieudit les Vallées était fréquemment inondé l'hiver.

L'époque franque a également laissé des traces : en 1860, lors de la reconstruction quasi-totale de l'église, deux cercueils de cette époque sont retrouvés. L'un contenant un couteau et une boucle de ceinturon, le second deux enfants âgés de 13 et 14 ans ainsi que des perles et des vases noirs. Quatre ans plus tard, une nouvelle découverte a lieu dans un champ appartenant à Monsieur d'Arboval alors que celui-ci était en plein labour. Cette découverte comprend quatre sarcophages, l'un en pierre de Saint-Leu, les autres en pierre du pays. Sur les quatre cercueils découverts, seuls deux renfermaient des ossements, des restes humains gisaient autour des autres[réf. nécessaire].

À une époque très incertaine, Rebets posséda un château fort. On peut encore en observer l'enceinte grâce aux fondations encore présentes. Un souterrain est de nos jours encore visible bien qu'il soit muré à cause du gaz carbonique qui s'en échappe. Il y a encore quelques années, un colombier était visible mais ce dernier fut détruit car jugé trop dangereux.[réf. nécessaire]

Politique et administration

Administration municipale

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[17].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 10 août 2020)
Bernard Corbillon   Chauffeur
Réélu pour le mandat 2020-2026[18]

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2023, la commune comptait 147 habitants[Note 4], en stagnation par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
356360339286293281280265257
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
270253231208184207202215192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150161132106120126114126113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
959189101108110133140142
2018 2023 - - - - - - -
148147-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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