Reconquête de Constantinople
25. Juli 1261
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La reconquête de Constantinople a lieu en 1261 par les forces dirigées par Alexis Strategopoulos de l'empire de Nicée, menant à la restauration de l'Empire byzantin sous la dynastie des Paléologues, après un intervalle de 57 années où la ville est la capitale de l'Empire latin. Cet empire avait été installé par la quatrième croisade en 1204 suivant le siège de Constantinople par les Croisés.
- Restauration de l'Empire byzantin
- Fin de l'Empire latin de Constantinople
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Constantinople |
| Issue | Victoire de Nicée |
| Changements territoriaux |
|
| Coordonnées | 41° 01′ 00″ nord, 28° 58′ 37″ est | |
|---|---|---|
La ville reste aux mains des Byzantins pendant près de deux siècles jusqu'à sa chute en 1453.
Contexte
À la suite de sa victoire à la bataille de Pélagonia en 1259 contre une coalition antinicéenne, l'empereur de Nicée, Michel VIII Paléologue est libre de poursuivre la reconquête de Constantinople ainsi que la restauration de l'Empire byzantin. L'État croupion de l'Empire latin est désormais coupé de toute aide, que ce soit des États latins de Grèce ou du Despotat d'Épire[1], le rival grec de Nicée. Déjà en 1260, Michel Paléologue attaque Constantinople, un des chevaliers latins ayant été faits prisonniers en Pélagonia, et dont la maison se trouvait au sein des murailles de Constantinople, avait promis d'ouvrir un portail pour les troupes de l'empereur. Il n'y parvint pas, et par conséquent, Paléologue lança un vain assaut sur Galata[1],[2]. Afin de faire avancer ses plans, Michel conclut une alliance avec la république de Gênes en , et en , alors que la trêve d'un an qui suivit la vaine attaque de Nicée était proche de se terminer, le général Alexis Strategopoulos est envoyé avec une petite force avancée de 800 soldats (la plupart d'entre eux étant des Coumans) dans le but de surveiller les Bulgares et d’espionner les défenses des Latins[1],[3].
Conquête de Constantinople
Lorsque les forces de Nicée atteignent le village de Silivri, à environ 48 km à l'ouest de Constantinople, ils apprennent de certains fermiers locaux indépendants (thelematarioi) que la garnison latine entière, ainsi que la flotte vénitienne menée par Marco Gradenigo, sont absentes conduisant un raid contre l'île de Kefken dans la mer Noire[3]. Strategopoulos, hésite à tirer profit de la situation, craignant que sa petite force puisse être détruite si l'armée latine revenait trop tôt, et outrepassant les ordres de l'empereur, mais il décide finalement qu'il ne peut pas laissé passer une telle occasion de reprendre la ville[3].

Dans la nuit du au , Strategopoulos et ses hommes approchent des murailles de Constantinople, et se cachent dans un monastère à proximité de la porte de la Source[3]. Strategopoulos envoie un détachement de ses hommes, dirigé par certains des thelematarioi, afin de pénétrer dans la ville par le biais d'un passage secret. Cela leur offre l'occasion d'attaquer la ville de l'intérieur, de qui surprend les gardes et leur permet d’ouvrir les portes, permettant aux forces de Nicée d’entrer dans la ville[1]. Les Latins sont complètement pris au dépourvu, et après un courte bataille, Nicée gagne le contrôle des remparts. Alors que la nouvelle se répand à travers la ville, les habitants latins, de l'empereur Baudouin II, se précipitent vers le port de la Corne d'Or, espérant s'échapper en bateau. Au même instant, les hommes de Strategopoulos mettent le feu aux bâtiments ainsi qu'aux entrepôts vénitiens le long de la côte afin de les empêcher de débarquer à cet endroit. En raison de l'arrivée à temps de la flotte vénitienne, de nombreux Latins parviennent à évacuer vers les régions grecques toujours dirigées par les Latins, marquant la fin de l'occupation latine avec la restauration de la ville aux Byzantins[1].
Conséquences
La reconquête de Constantinople permet la restauration de l'Empire byzantin, et le , le jour de la Dormition de la Mère de Dieu, l'empereur Michel VIII entre dans la ville en triomphe et est couronné à Sainte-Sophie. Les droits de l'empereur légitime, Jean IV Lascaris sont ignorés, et il est aveuglé et emprisonné[1].