Regina Twala

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Regina Gelana Twala, née Regina Dorris Mazibuko en 1908 à eNdaleni en Afrique du Sud et morte en 1968, est une militante féministe, écrivaine, enseignante, chercheuse, évangéliste et figure de la lutte anticoloniale active en Afrique du Sud et en eSwatini.

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Elle est une intellectuelle prolifique et une militante politique engagée, cofondatrice du Swaziland Progressive Party et seule femme candidate aux élections du premier Conseil législatif du Swaziland en 1963.

Biographie

Jeunesse

Regina Dorris Mazibuko naît en 1908 à eNdaleni, dans une famille zouloue[1]. Elle grandit dans une station missionnaire méthodiste rurale. Sa mère, Muriel Majozi, travaille comme employée domestique à Durban[1].

Formation et débuts professionnels

Elle obtient son diplôme de l’Indaleni Girl’s High School en 1924, où elle se distingue par ses résultats scolaires[1]. Elle suit ensuite une formation d’enseignante à l’Adams College, une institution missionnaire américaine située sur la côte du Natal[1].

Elle commence sa carrière comme enseignante dans son ancienne école à eNdaleni. Au début des années 1930, elle écrit une chronique régulière pour le journal Bantu World sous le pseudonyme de « Mademoiselle »[1]. En 1935, elle publie également dans le journal Umteteli wa Bantu sous le nom de « Sister Kollie »[1]. Ses écrits, souvent centrés sur l’indépendance des femmes, lui valent plusieurs distinctions, notamment un prix littéraire pour un essai fondé sur des récits recueillis auprès de sa famille.

Vie à Johannesburg

En 1936, elle épouse Percy Kumalo, employé dans une mine d’or, et s’installe à Johannesburg. Elle y travaille dans une école missionnaire américaine, en dépit des normes sociales qui incitent les femmes mariées à rester au foyer[1].

Études supérieures

Elle intègre la première promotion de la Jan H. Hofmeyr School of Social Work, première institution sud-africaine formant des travailleurs sociaux noirs, dont elle sort diplômée en 1942 en tête de sa promotion[1].

En 1948, après avoir obtenu un diplôme en sciences sociales, elle devient la deuxième femme noire diplômée de l’université du Witwatersrand à Johannesburg[2]. Elle poursuit ensuite des études de troisième cycle, consacrant ses recherches à l’art du perlage africain.

Carrière

Regina Twala se distingue comme chercheuse, notamment sur les questions liées aux femmes et aux traditions africaines[2]. Elle fonde également une bibliothèque destinée aux femmes.

Elle contribue à plusieurs journaux, notamment Umteteli wa Bantu et Izwi lama Swazi, et écrit sous divers pseudonymes, dont Mademoiselle, Gelana et Sister Kollie. À sa mort, elle laisse plusieurs manuscrits inédits.

Engagée dans le mouvement anticolonial, elle joue un rôle important dans la vie politique du Swaziland. En 1960, elle cofonde le Swaziland Progressive Party[2].

Elle se présente comme candidate indépendante aux élections du Conseil législatif du Swaziland en 1964 dans la région de Manzini, devenant la seule femme en lice lors de ce scrutin. Elle n’est toutefois pas élue.

Parallèlement, elle est une figure importante du mouvement pentecôtiste dans la région et contribue à l’introduction de la dénomination Assemblies of God en eSwatini[2].

Vie personnelle

En 1939, elle épouse Dan Twala, militant social, avec lequel elle collabore étroitement[1]. Le couple entretient des relations proches avec Nelson Mandela et Winnie Madikizela-Mandela[2].

Mort

Regina Gelana Twala meurt en 1968, peu avant l’indépendance du Swaziland[2].

Héritage

En 2023, l’historienne Joel Cabrita publie l’ouvrage Written Out: The Silencing of Regina Gelana Twala, consacré à sa vie et à son effacement dans l’historiographie africaine.

Notes et références

Liens externes

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