Wikiwand AI

Reglamento de libre comercio

From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Reglamento de libre comercio (en français : « Règlement sur le libre-échange avec l'Amérique ») de 1778, dont le nom complet est Reglamento y Aranceles Reales para el Comercio Libre de España a Indias (« Règlement et tarifs royaux pour le libre-échange entre l'Espagne et les Indes »), est promulgué le par le roi Charles III d'Espagne dans le cadre des réformes bourboniennes, dans le but d'assouplir le monopole commercial espagnol en vigueur, et pour lequel il ouvre au commerce treize ports espagnols et trente et un ports des Indes.

Principales routes commerciales de l'Empire espagnol vers les Indes.

Contexte

Dès la découverte de l'Amérique, la couronne espagnole instaure ce qui est appelé le monopole commercial espagnol comme système de commerce avec les Indes.

Par décrets royaux des et , la Real Casa de Contratación de Indias fut créée, avec siège à Séville[1] dans le but de promouvoir et de réglementer le commerce et la navigation avec le Nouveau Monde. Son nom officiel était Casa y Audiencia de Indias et elle établit un siège qui monopolisait toute l'activité commerciale entre l'Espagne et l'Amérique[2].

En 1768, les nouvelles réglementations applicables aux Caraïbes sont étendues à la Louisiane, puis, en 1770, au Yucatán et à Campeche. Au début de l'année 1778, le Pérou, le Chili et le Río de la Plata sont ouverts au libre-échange ; en Espagne, c'est le tour d'Almería, de Tortose, de Palma de Majorque et de Santa Cruz de Tenerife, dans les Canaries[3].

Description

Ce règlement, composé de cinquante-cinq articles, élargit la liberté de commerce et porte à treize le nombre de ports métropolitains : Séville, Cadix, Malaga, Almería, Carthagène, Alicante, Tortose, Barcelone, Santander, Gijón, La Corogne, Palma de Majorque et Santa Cruz de Tenerife, ainsi que vingt-quatre ports américains : San Juan (Porto Rico), Saint-Domingue, Monte Christi, Santiago de Cuba, La Havane, Batabanó, Trinidad, Margarita, Trinité, Campeche, Golfe de Santo Tomás de Castilla, Omoa, Carthagène des Indes, Santa Marta, Río de la Hacha, Portobelo, Chagres, Montevideo, Buenos Aires, Valparaíso, Concepción, Arica, Callao et Guayaquil[4].

Une partie des historiens estime que ce règlement s'inscrivait dans le cadre d'un programme préalable visant à favoriser le développement économique du pays. D'autres, au contraire, pensent que cette mesure répondait uniquement à la volonté de la Couronne d'augmenter les recettes publiques[5].

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks