Reine Alapini-Gansou

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Reine Alapini-Gansou, née le à Abidjan, est une juriste béninoise. Depuis 2024, elle est juge (en) à la Cour pénale internationale.

Enfance et formation

Reine Alapini-Gansou est née à Abidjan le [1].

En , elle est diplômée d'un DEA en droit et politique de l’environnement de université de Lomé, de l'université de Maastricht et de l'université royale du Bhoutan[2]. Elle est également titulaire d'une maîtrise en droit des affaires et carrières judiciaires de l'Université nationale du Bénin[3], et d'autres diplômes dans le domaine du droit international et des droits de l'homme délivrés entre et par l'African Institute of Human Rights de Banjul, l'Institut international des droits de l'homme de Strasbourg et l'Organisation internationale de droit du développement de Rome[4]. Elle obtient, en , un diplôme universitaire de troisième cycle en droit de la Common Law à l'université Jean-Moulin-Lyon-III[1].

Elle se spécialise en droit international, droits de l'homme, droit commercial et droit des affaires, notamment concernant les mécanismes alternatifs de résolution des différends, en droit du travail et en droit pénal[5].

Carrière

Depuis , Reine Alapini-Gansou est avocate au barreau du Bénin[1]. En , elle effectue un stage à Paris grâce à la Conférence internationale des barreaux . Entre et , elle devient stagiaire auprès de l'Organisation internationale pour le droit du développement de Rome[6]. À partir de l'année , elle enseigne le droit à l'université d'Abomey-Calavi[1].

En , elle travaille pour le projet "Justice pour tous au Rwanda", porté par l'association Avocats sans frontières[4]. Entre et , puis entre et , elle exerce la fonction de Rapporteuse spéciale sur les défenseurs des droits de l'homme à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples. Elle dirige et présente notamment un rapport sur la liberté d'association[7]. Elle est membre du comité sur les droits humains des PVVIH et autres personnes vulnérables, qu'elle préside à sa création en , pendant deux ans[6]. Elle est présidente de cette commission entre et [4], et effectue des missions de promotions dans plus de 45 pays[6]. Reine Alapini-Gansou est présidente du conseil d'administration du Réseau ouest-africain des défenseurs des droits humains (ROADDH[8]).

En , elle obtient une décision de justice rendant anticonstitutionnel l'article du Code pénal béninois concernant l'adultère, jugé discriminatoire envers les femmes. Elle est également juriste-conseil pour les femmes victimes de violences et de viols, au centre pour le Droit et le développement de la femme[6].

Entre mai et , elle est membre de la Commission internationale d'enquête des Nations unies sur les violences postélectorales en Côte d'Ivoire[5]. Elle y dénonce notamment les violences faites aux femmes[9]. Elle est ensuite membre de la Commission d'enquête des Nations unies sur le Burundi[10].

Le , elle rejoint en qualité de membre la Cour permanente d'arbitrage des Nations unies[5]. À partir de , elle délivre des formations sur la procédure devant la Cour pénale internationale au Centre international de formation des avocats francophones[6].

Depuis le , Reine Alapini-Gansou est élue en séance plénière en tant que juge (en) et deuxième vice-présidente de la Cour pénale internationale pour un mandat de trois ans[11].

Reine Alapini-Gansou est la nouvelle 2e vice-présidente de la Cour pénale internationale (CPI) élue par ses collègues juges le lundi en séance plénière [12].

Le , le gouvernement américain annonce des sanctions à l'encontre de quatre juges de la CPI dont Reine Alapini-Gansou (interdiction d’entrée sur le sol américain, gel des avoirs détenus aux États-Unis) pour avoir autorisé la CPI à émettre des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, et son ancien ministre de la défense Yoav Gallant[13].

Distinctions

Reine Alapini-Gansou a reçu plusieurs distinctions pour sa contribution aux droits humains[6] :

Appartenances à des associations professionnelles

Références

Liens externes

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