Fille de Fritz Ntone Ntone, ancien Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, Reine‑Dominique Ntone est originaire du peuple Sawa et est issue du village de Bon’Ewonda, dans le canton Bonambela, région du Littoral au Cameroun. Elle passe son enfance au pays, où elle garde un fort attachement à sa culture et à ses racines. Après un passage au lycée Dominique Savio de Douala, elle quitte le Cameroun au début des années 2000 pour poursuivre ses études secondaires au lycée Frédéric Ozanam à Lille, en France[1],[2].
En 2010, elle obtient son baccalauréat et s’oriente vers des études en sciences de l’ingénieur à l’Université Catholique de Lille, où elle effectue ses deux premières années de licence. Elle intègre ensuite l’Université d’Évry‑Val‑d’Essonne, où elle se spécialise en aéronautique et espace jusqu’à son Master 1. Passionnée par la mécanique et l’ingénierie aérospatiale, elle s’investit pleinement dans un domaine encore peu représenté par les femmes[3].
Reine‑Dominique poursuit son parcours académique aux États‑Unis, où elle obtient un Master 2 en ingénierie aérospatiale en 2018[3].
Au fil de sa formation, Reine‑Dominique Ntone participe à plusieurs stages et projets de recherche dans le domaine de l’aéronautique et du spatial. Elle acquiert une solide expérience dans la conception, l’analyse et la modélisation de systèmes aéronautiques. Son engagement et ses compétences techniques lui ouvrent les portes d’institutions de recherche et d’innovation internationales[4].
C’est durant cette période qu’elle intègre la NASA, marquant une étape majeure de sa trajectoire professionnelle. Elle y contribue à des travaux liés à l’ingénierie aérospatiale, à la modélisation de structures et à la performance des systèmes spatiaux. Sa carrière est perçue comme emblématique de la montée en influence des jeunes ingénieures africaines dans les domaines technologiques avancés[4].
Victime d’un grave accident, Reine‑Dominique faillit devenir quadriplégique. Cet événement, selon plusieurs sources médiatiques, a profondément influencé sa vision de la vie. Elle mène depuis une existence active, combinant voyages, passion pour la moto, pratique du tennis et du parachutisme[5].
En 2019, elle se marie et devient Madame Johansen[5].
Elle est considérée comme la deuxième Camerounaise àf intégrer la NASA, après Ernest Simo, premier Africain admis à un programme américain d’astronautes de l’agence spatiale[5].