Relance Kennedy-Johnson
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La relance Kennedy-Johnson est un plan de relance mis en place par John Fitzgerald Kennedy puis par Lyndon B. Johnson dans les années 1960 pour stimuler l'économie des États-Unis. Le plan a été une réussite jusqu'à la guerre du Viêt Nam.
La croissance américaine dans les années 1950 est relativement médiocre comparée à celle de l'Europe de l'Ouest et du Japon. Elle est ponctuée par des récessions, comme celle de 1953 et celle de 1958. Les politiques du président Dwight D. Eisenhower accordent la priorité à la lutte contre l'inflation par la manipulation du taux d'intérêt ; mais sa politique d'austérité fait stagner l'économie à -8% de sa production potentielle[1]. Le chômage stagne à des niveaux élevés : il est de 6,6% en 1958, et 6,5% en 1961[2].
John Fitzgerald Kennedy arrive au pouvoir dans ce contexte. Il marque un changement de cap radical en regroupant autour de lui Paul Samuelson, John Kenneth Galbraith et James Tobin. Ils sont favorables à une rupture avec la politique austéritaire d'Eisenhower et incitent à l'application des politiques préconisées par la synthèse néoclassique, école de pensée d'inspiration keynésienne[3].
Ils proposent un plan de relance qui soutienne la demande agrégée au prix de déficits budgétaires appelés à se résorber d'eux-mêmes grâce à une augmentation des recettes fiscales provoquée par l'accroissement du PIB[2]. Le plan pèse 1,7% du produit national brut[4]. Le postulat du plan est que l'économie fonctionne sous sa capacité maximale, et que stimuler la demande permettrait de faire augmenter la production, et donc la richesse totale[3].