Relations entre l'Algérie et le Canada
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Relations entre l'Algérie et le Canada | |
Canada Algérie | |
| Ambassades | |
|---|---|
| Ambassade du Canada en Algérie | |
| Ambassadeur | Michael Callan |
| Adresse | 18 Mustapha Khalef Street, Ben Aknoun, P.O. Box 48 Alger |
| Site web | |
| Ambassade d'Algérie au Canada | |
| Ambassadeur | Hocine Meghar |
| Adresse | 500 Wilbrod Street Ottawa, ON K1N 6N2 |
| Site web | |
| modifier |
|
Les relations entre l'Algérie et le Canada font référence aux relations inter-états entre l'Algérie et le Canada. Le Canada a une ambassade à Alger, l’Ambassade du Canada en Algérie. L'Algérie dispose d'une Ambassade d'Algérie au Canada à Ottawa et d'un consulat à Montréal. Le Canada a reconnu l'Algérie après son indépendance de la France en 1962, et des relations diplomatiques officielles ont été mises en place deux ans plus tard, en 1964.
Le Canada a reconnu l'indépendance de l’Algérie en 1962, leurs relations diplomatiques ont été établies en 1964[1]. Un des premiers représentants diplomatiques côté algérien à établir un pont entre le Canada et l'Algérie fut Chérif Guellal[2].
D'après un article de Robin S. Gendron dans la Revue de la Société historique du Canada[3], le Canada ne s'est pas publiquement opposé à la France pendant la guerre d'Algérie car il voyait ses relations étrangères sous l'angle de l'affermissement de l'alliance de l'OTAN et faire preuve de déférence diplomatique envers la France était conforme à cette attitude pro-OTAN. Par contre, le ministre des Affaires étrangères Lester Pearson a en privé de la sympathie pour les peuples du tiers-monde. Le diplomate Jules Léger a conclu dès 1955 que la France ne réussirait probablement pas à mater l'insurrection. À partir de cette date, la politique du Canada consiste à encourager la France à adopter une approche plus modérée face à la possibilité de l'indépendance algérienne.
L'ambassade canadienne en Algérie fut ouverte en 1971 et l'Algérie a ouvert son ambassade à Ottawa en 1968[4], le , fut la date de l'ouverture d’une mission diplomatique et de l’installation d’une chancellerie à Alger[5].
Des commissions mixtes ont été établies à partir de 1980, entre les deux pays[4].
Visites bilatérales
En 2006, la Gouverneure Générale du Canada Michaëlle Jean s'est rendue en Algérie dans le cadre d'une tournée en Afrique, au cours de laquelle elle a encouragé le partenariat entre le Canada et l'Algérie pour aider au développement de l'Afrique[6]. En 2010, le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a visité le Canada pour prendre part au sommet du G8 à Muskoka[7]. Lawrence Cannon, le Ministre des Affaires Étrangères, s'est rendu en Algérie en et a rencontré son homologue algérien, le Ministre des Affaires Étrangères Mourad Medelci.
Activité économique
L'Algérie est parmi les meilleurs partenaires commerciaux du Canada en Afrique. Il y a un grand déséquilibre des échanges commerciaux entre l'Algérie et le Canada en faveur des Algériens. Les exportations canadiennes vers l'Algérie s'élevaient à 352 millions de dollars en 2010, principalement des produits agricoles tels que le blé dur, tandis que les importations canadiennes en provenance de l'Algérie s'élevaient à 3,8 milliards de dollars, 99% étant du pétrole brut[8].
Migration
La communauté algérienne au Canada compte près de 120 000 personnes[9], dont la plupart résident dans et autour de Montréal. Air Algérie assure un vol quotidien à partir de Montréal vers Alger pour servir ce marché.
Sécurité
L'Algérie a déclaré que deux Canadiens étaient parmi les militants djihadistes responsables d'une prise d'otage dans une usine de gaz naturels isolée dans le désert du Sahara en . Le Canada a lancé sa propre enquête. En mars, la GRC a confirmé qu'un des corps canadiens a été identifié et est lié à l'attaque. L'enquête a été ralentie par le fait que le Canada et l'Algérie ne partagent pas l'échange d'information[10].

