Relations entre le Cameroun et la Turquie
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Les relations entre la Turquie et le Cameroun étaient initialement tendues[1] sous la présidence d'Ahmadou Ahidjo[1], le premier président du Cameroun indépendant, qui utilisait les forces de police et de sécurité pour éliminer les personnes perçues comme ses ennemis[1]. Les relations avec la Turquie se sont ensuite considérablement améliorées sous la présidence de Paul Biya, qui s'efforçait de développer un Cameroun plus libre et plus démocratique, avec une plus grande liberté d'expression et de la presse. Durant cette période, la Turquie a aidé le Cameroun à construire des écoles[2], ce qui a contribué au fait que, comparativement à de nombreux pays africains, le Cameroun affiche une proportion d'enfants scolarisés bien plus élevée[2]. Cependant, les relations se sont détériorées après la répression de la dissidence qui a suivi la tentative de coup d'État de 1984[3].
Suite à la baisse des prix et de la demande de pétrole, l'économie camerounaise, fortement dépendante des exportations de pétrole, s'est rapidement détériorée. En 1987, le Cameroun figurait parmi les pays pauvres les plus endettés, ce qui lui a permis d'accéder à des fonds supplémentaires[4]. La Turquie s'est jointe au FMI, à la Banque mondiale et à d'autres pays donateurs pour fournir une assistance économique au Cameroun[5].