Relations entre le Royaume-Uni et la Russie
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Les relations entre le Royaume-Uni et la Russie sont des relations internationales s'exerçant entre ces deux pays.
Le tsar Ivan IV, est le premier tsar à tenter d'ouvrir des relations diplomatiques avec l'Europe Occidentale, et en premier lieu avec l'Angleterre, dans la seconde moitié du XVIe siècle. En 1554, il accorde aux marchands anglais une exemption de toutes taxes, ce commerce en situation de monopole amènera à la fondation du port d'Arkhangelsk. Cependant, les résultats seront mitigés et la parenthèse de l'ouverture à l'Occident se refermera bien vite avec le Temps des troubles[1].
C'est en 1710, sous le règne de Pierre le Grand, tsar particulièrement tourné vers l'Europe, que la Russie ouvre une ambassade à Londres[1].
XIXe siècle

La Russie est particulièrement mal considérée par les élites britanniques au XIXe siècle, période qui voit l'apparition du mot « russophobie » pour désigner à la fois les personnes qui nourrissaient une peur irrationnelle à l’égard de la Russie et celles qui exagéraient consciemment la menace qu’elle représentait[2].
En 1817, alors que les guerres contre la France ont pris fin depuis peu, la presse britannique soutient que « la principale intention des Russes est d’agrandir leur territoire », tandis que le général Robert Wilson s'emploie à faire connaitre le « testament de Pierre le Grand », qu'il sait pourtant avoir été créé de toutes pièces par la France en 1812 lors de sa guerre contre la Russie. Ce faux document, dans lequel Pierre le Grand prodigue à ses successeurs ses conseils sur l'expansion de l'Empire russe par la conquête du Proche-Orient et de l'Europe de l'Est, est présenté comme un élément central de la politique russe[2].
Ces tensions sont notamment dues à l'introduction par la Russie d'une nouvelle politique commerciale, d'abord sous le règne d'Alexandre Ier (1801-1825) puis sous celui de Nicolas Ier (1825-1855), visant à encourager le développement de l'industrie nationale par l'adoption de mesures protectionnistes qui freinent les importations en provenance de la Grande-Bretagne[2].
Les deux pays s'opposent militairement lors de la guerre de Crimée entre 1853 et 1856. En outre, les conquêtes russes dans le Caucase et l'Asie centrale font craindre une invasion de l'Inde, colonisée par Londres. La menace que représentait l'armée russe était néanmoins nettement surestimée[2].
En 1882, la Russie et l'Angleterre entrent en discussion autour de la frontière Afghane. En 1884, la Commission frontalière Afghane est formée, réunissant du côté britannique le général Peter Lumsden et du côté russe le général Aleksandr Zelenoï. L'objectif russe est de repousser la frontière le plus au sud possible avant sont établissement définitif[3]. L'incident du Panjdeh, au cours duquel les troupes russes attaquent les troupes afghanes autour de l'oasis de Pandjeh, le , fait craindre une extension du conflit[4]. Le premier ministre William Ewart Gladstone lève 7,5 millions de livres de crédits militaires auprès de la Chambre des communes pour faire face à la menace russe, mais les tensions s'apaisent dès septembre et le ; le protocole d'accord final relatif au tracé de la frontière afghane est signé entre Londres et Moscou[5].
