Relations industrielles
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Les relations industrielles (ou parfois « relations professionnelles »[1]) sont la discipline qui étudie les phénomènes du monde du travail. Les fonctions propres au champ des relations industrielles sont les relations de travail, la gestion des ressources humaines, les politiques publiques de l'emploi et la santé et sécurité du travail[2]. Les relations industrielles consistent à établir des relations entre les parties prenantes, tandis que la gestion des ressources humaines essaye d'utiliser des ressources humaines pour atteindre les buts et objectifs de l'organisation, dans un domaine organisationnel.
Les fonctions des relations industrielles sont susceptibles d'être exercées tant à l'intérieur des syndicats ouvriers ou patronaux que dans les entreprises, privées ou publiques, de production de biens ou de services, ou encore au sein des organismes et services gouvernementaux responsables de l'élaboration et de l'administration des politiques publiques en matière de travail.
Relations de marché
Les relations industrielles[3], vues comme relations du travail, présentent deux aspects intimement liés.
D'abord, les relations de marché, justification première du syndicalisme, de caractère économique, légitiment l'activité syndicale en tant que défense nécessaire des intérêts des travailleurs sur le marché du travail. Défense collective, structurée autour du concept-couple conflit collectif-négociation collective, pour la protection du travailleur se trouvant en situation d'infériorité par la relation de subordination qui le lie à l'employeur moyennant un contrat (individuel) de travail.
Ce type de rapports est encore vu de nos jours, par certains observateurs, comme étant primordial, soit, selon les uns, parce que salaires et traitements n'ont pas encore obtenu la part qui leur revient dans le revenu national d'autant, à travers des positions « monétaristes », que le coût du travail ne saurait figurer parmi les causes fondamentales de l'inflation, faut-il poussé par le haut par des syndicats combatifs et puissants soit, selon d'autres, parce que le coût progressif de la main-d'œuvre est le moteur principal de l'inflation et justifie une politique de revenus vigilante.
Et le débat entre « monétaristes » et « keynésiens » autour des conséquences inflationnistes du coût de la main-d'œuvre se trouve au centre du débat qui s'est instauré dans nombre de pays autour du bien fondé de leurs politiques économiques respectives.
Relations managériales
Ensuite, les relations managériales, ainsi que les appelle Alan Fox , ou organisationnelles, selon Giovanni Costa , lesquelles concernent l'exercice de l'autorité des chefs d'entreprise, attribuant aux syndicats, outre le souci d'agrandir la part de chaque travailleur, le droit d'exercer une influence sur le processus de prise de décisions. Les syndicats, en pénétrant dans le champ des prérogatives managériales - pour la plupart des pays industrialisés d'Occident sans se substituer aux chefs d'entreprise, mais en essayant d'infléchir leur action dans le sens souhaité - privilégient l'aspect organisationnel de l'autorité, avec une vue particulière sur l'organisation du travail . Les relations organisationnelles ou managériales sont, ainsi, de caractère politique.