Fils de Jean de Halut, Remi de Halut suit la carrière des armes et devient capitaine au régiment de Philippe de Montmorency[2]. Veuf[3], il épouse en 1536 Heylwich (Heylwige) van den Nieuwenhuysen alias van Campfort (1500-1562), fille de Henrick Michiels van den Nuwenhuysen et de Cathelyn Gerit Cantfoerts, et veuve de Hans Poppenruyter, fondateur de la Fonderie royale d'artillerie de Malines[4].
Après ce mariage, Rémy d'Hallut prend la suite de la Fonderie royale de Malines et obtient rapidement le titre de fondeur royal par l'empereur Charles Quint. Il se fait inscrire à la gilde de la Vieille Arbalète en 1538[5].
Il continue le développement de la Fonderie royale de Malines. En plus des commandes royales, il produit les canons nécessaires à l'armement notamment des fortifications et citadelles de Tournai, de Namur, de Charlemont, de Mariembourg, du Quesnoy, de Cambrai et de Landrecies, ainsi qu'aux villes de Malines, d'Anvers et de Middelbourg[5].
Bénéficiant de la grande fortune de son épouse, accroissant lui-même son patrimoine par ses succès industriels, Halut est propriétaire de terres notamment à Leest et à Heffen. Son épouse avait fondé l'Hospice Sainte-Hedwidge, dit de la Putterie, dans l'ancien hôtel d'Egmont voisin de la fonderie[6].
Le portrait de Remi de Halut et de son épouse, peint sur verre et accompagné de leurs armoiries, fut placé dans une verrière du chœur de l'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle[7].
Après son décès, la fonderie royale sera reprise par son neveu Gérard van den Nieuwenhuysen[8].
Fonderie royale de Malines
Fonderie royale de Malines, avec en vue de fond l'hospice Sainte-Hedwidge, dit de la Putterie.
Fonderie royale de Malines