Officier de liaison de la Division d'Infanterie puis commandant de compagnie au 146 ERIF (1939), en , il est inscrit sur la liste d'aptitude pour le grade de Capitaine.
Son domicile (rue du Roi Albert), proche du Fort de Queuleu, l'incite à collaborer à l'évasion de prisonniers français et à ravitailler clandestinement en 1940 et 1941 des prisonniers français et serbes au Fort.
Sa qualité d'inspecteur du travail lui permet de se déplacer assez facilement dans le département; cela lui permet d'organiser:
un service de renseignements (capitaine Leroy) en liaison avec Londres;
des réunions avec les chefs de brigade FFI qui ont souvent lieu dans son bureau de l'Inspection du Travail, rue Paul Michaux à Metz.
De 85 FFI Messins au , il sera fait état par le Colonel Grandval[4] de 5 à 6 000 hommes adhérents à la résistance sous l'autorité de René Tribout avant les déportations de juillet à .
L'absence d'armes et de munitions (Londres ne souhaitant pas effectuer de parachutages dans un territoire totalement annexé à l'Allemagne) réduira de fait la résistance lorraine à des actions de renseignement pour cibler des bombardements alliés et à quelques actions d'éclat isolés.
René Tribout est activement recherché par la Gestapo à partir de , au même titre que la plupart des chefs de brigade et leurs familles. La femme de Jean Costa fut arrêtée et déportée en Allemagne. La femme de Guillaume Eisenkopf fut interrogée et la Gestapo fit pression sur elle pour qu'elle demande le divorce. La femme et les enfants de René Tribout échappèrent de peu à une arrestation après s'être cachés dans leur grenier.
Vers la Libération de Metz (15 juillet au 22 novembre 1944)
Alfred Krieger, appelé alors commandant Gregor, est désigné le comme responsable des FFI du département de Moselle par Gilbert Grandval, chef des FFI de la Région C (regroupant 8 départements de l'Est de la France). Alfred Krieger confirme René Tribout en tant qu'adjoint militaire responsable des neuf brigades de FFI depuis le .
Le , Pierre Wolff[5] informe René Tribout à son domicile de Queuleu du départ des troupes et des autorités allemandes, et de la nécessité d'éviter la destruction des ponts.
Le a lieu une attaque d'un nid de mitrailleuse proche du Café Bellevue puis le , Jean Wieczorek, FFI, est arrêté en août en essayant de s'emparer d'un dépôt d'armes, est abattu par les allemands.
La BBC de Londres diffuse le message: «Charlemagne viendra vous rendre visite demain. Gardez les ponts» le . Le , René Tribout est blessé en attaquant un nid de résistance sur la route de Magny[6] puis il l'est de nouveau le au cours d'une reconnaissance vers la préfecture de Metz.
Du 19 au , huit FFI sont tués au cours des combats autour de la Préfecture et des ponts: Armand Bremm, Alvisse Buchler, Georges Adrien, Jean Hoersen, Raymond Koerber, Antoine Kreischer, Gustave Leininger et Alfred Wojtecki.