Renate Riemeck
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Parti national-socialiste des travailleurs allemands Parti social-démocrate d'Allemagne Deutsche Friedens-Union (en) |
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| Distinction |
Médaille Carl von Ossietzky (d) |
Renate Riemeck (née le à Breslau et morte le à Alsbach-Hähnlein) est une historienne médiéviste et une militante pour la paix allemande[1]. Elle est connue comme étant la mère adoptive de la journaliste de gauche et future terroriste de la RAF Ulrike Meinhof.
Encore jeune fille, elle rejoint le mouvement religieux de La Communauté des chrétiens (en allemand : Christengemeinschaft), collectif antrophosophique fondé en 1922 en Suisse par un groupe de théologiens évangélistes, et qui sera interdit en Allemagne en 1941.
Au début des années 1940, alors qu'elle réside à Iéna, Renate Riemeck se lie d'amitié avec Ingeborg Meinhof, tombée en veuvage tout récemment. Renate Riemeck déménage alors chez la famille Meinhof qui l’héberge dès lors.
Pendant la guerre, en , elle demande à entrer au parti nazi. Elle est acceptée en octobre de la même année (numéro de membre 8.915.151)[2].
Pendant la guerre, elle est secrétaire du SS Johann von Leers[3].
Après la guerre, Iéna faisant partie de la zone d'occupation soviétique, elle fait partie des millions de personnes déplacées après le conflit. Elle s'installe à Oldenbourg avec la famille Meinhof.
Elle travaille à Oldenbourg dans le domaine de la formation des enseignants. Elle est ainsi l'auteure d'un des premiers manuels d'éducation démocratique de l'après-guerre. En 1946, elle rejoint le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).
Après la mort d'Ingeborg Meinhof en 1949 des suites d'un cancer, Renate Riemeck adopte ses deux filles, Ulrike et Wienke[4].
En 1952, à 32 ans, elle devient professeure d'université et est alors la plus jeune professeure d'Allemagne[4].
En 1960, Renate Riemeck fait partie des fondateurs et fondatrices de l'Union allemande pour la paix (de) (en allemand : Deutsche Friedens-Union (DFU)). Cette même année, Renate Riemke démissionne de son poste de professeure. La raison première en est les pressions exercées par Werner Schütz, alors ministre de la culture de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui exige sa démission. Il explique vouloir la protéger d'attaques du public en raison de ses connections avec la RDA. Renate Riemeck démissionne plutôt que de faire face à une enquête publique[5]. Ulrike Meinhof, alors journaliste du magazine Konkret, y écrit un article intitulé Geschichten von Herrn Schütz[6], dans lequel elle défend passionnément la réputation de sa mère adoptive, prétend que cette dernière a été démise de ses fonctions et laisse sous-entendre que le gouvernement allemand a révélé ses tendances nazies notamment par l'intermédiaire de Werner Schütz et ne tolère aucune opposition[7]. Ce qu'Ulrike Meinhof ignore alors, c'est que Renate Riemke a sans doute démissionné par crainte qu'une enquête publique ne révèle son passé nazi[8].
Selon l'historien des idées et politologue Stéphane François dans un article paru au Monde en 2009, Renate Riemeck, « cadre dénazifiée », fait dans les années 1970 la promotion d'une certaine « forme d'écologie » d'extrême droite[3].
Publication
(de) Renate Riemeck, Ich bin ein Mensch für mich : Aus einem unbequemen Leben, Stuttgart, Urachhaus, , 2e éd. (ISBN 3-87838-934-5)
