Renouveau celtique
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Le renouveau celtique est un mouvement culturel regroupant des pays qui se réclament d’un héritage celtique et qui s'exprime à travers la diffusion des langues celtiques, les arts, la vie associative, ou encore le sport.
Contexte

La conquête romaine, puis les migrations germaniques et la christianisation sont les causes primaires du déclin de la civilisation celte ou des cultures celtophones. Par la suite, des États nés de ces évènements historiques n’ont guère laissé d’espace propice à l’épanouissement des communautés celtophones subsistantes. L'Europe occidentale conserve un héritage celtique dans la toponymie[1],[2].
Apparition du mouvement
Des recherches antiquaires sur les cultures et les histoires gaéliques et bretonnes de Grande-Bretagne et d'Irlande se développent à partir de la fin du XVIIe siècle, avec des personnes comme Owen Jones au Pays de Galles et Charles O'Conor en Irlande[3].
Le terme renouveau celtique apparaît au XXe siècle[4],[5]. La première période est surtout marquée par des revendications politiques, qui aboutissent par exemple à la création de la république d'Irlande, la seconde sera plus culturelle : reprise de jeux interceltiques, large diffusion mondiale d'une musique dite celtique[6], renouveau de la harpe celtique en Bretagne[6] et création des bagadoù, mise en place du Festival interceltique de Lorient[7].
Le renouveau celtique en musique
Le phénomène identitaire touche de longue date les communautés d'origine celtique insulaire émigrées dans des pays Outre-Atlantique, comme les États-Unis (les premiers enregistrements acoustiques de ballades irlandaises nous viennent des États-Unis), le Canada et même l'Amérique Latine, où le nombre et la notoriété des artistes s'inspirant de la musique « celtique », en fait irlandaise ou écossaise, ne cesse de croître, à l'image de la canadienne Loreena McKennitt[réf. nécessaire].
En France et au-delà (à l'occasion de très nombreuses tournées internationales), c'est le musicien et celtophile Alan Stivell qui est à l'origine d'une véritable vague musicale celtique à partir de 1972 (voir le livre de Laurent Bourdelas paru au printemps 2012 à son sujet). Alan Stivell fait découvrir à un large auditoire un instrument traditionnel dont l'usage se perdait un peu, la harpe celtique. Carlos Núñez sonneur de gaïta , The Chieftains et ses flûtes et tambours, ou encore, quelques décennies plus tard, le groupe Talisk avec son joueur énergique de concertina, Mohsen Amini, apportent à la fin du XXe siècle ou début du XXIe siècle de nouvelles compositions, relancent l'engouement sur la musique celtique dans plusieurs contrées européennes et mettent en exergue des instruments bien spécifiques, porteurs d'une tradition, au cœur de leur musique[8],[9],[10].
Le renouveau celtique touche aussi d'autres genres de musique. Ainsi ces dernières années est apparu le metal celtique avec des groupes comme Cruachan et Bran Barr qui contribuent à le populariser. De même le renouveau celtique a aussi donné naissance au punk celtique popularisé par The Pogues[réf. nécessaire].
Le renouveau celtique en littérature
Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le renouveau celtique en Irlande est marqué par une renaissance de la poésie irlandaise[11].
Le renouveau celtique dans le monde associatif
Léon Denis participe au développement du druidisme dans les années 1920[12].
Le renouveau celtique en sport
Plusieurs clubs de sports portent la mention de celtique en référence aux origines des clubs. C'est le cas de :
Langues celtiques

Plusieurs langues celtiques ont complètement disparu, telles les langues celtiques continentales comme le gaulois[15].
Plusieurs langues celtiques sont pratiquées. La situation est contrastée :
- En France, le breton est enseigné[note 1] dans les écoles des réseaux Diwan[16], Dihun[17] ou Div yezh[18]. En 2024, le nombre de locuteurs est estimé à 107 000 personnes[19].
- Au Royaume-Uni :
- le cornique, en Cornouailles, est pratiqué par entre 2500 et 5000 locuteurs[20] ;
- selon le recensement de 2022, il y avait près de 70 000 locuteurs du gaélique écossais[21] ;
- un recensement général de 2011 indique un nombre de 562 000 galloisants au Pays de Galles[22] ;
- En Irlande, l'irlandais, est une langue officielle[23].