René-Pierre Nepveu de la Manouillère

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
Le MansVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
René-Pierre Nepveu de la Manouillère
Fonction
Chanoine
Cathédrale Saint-Julien du Mans
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
Le MansVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

René-Pierre Nepveu de la Manouillère est un chanoine du chapitre Saint-Julien de la cathédrale du Mans de la seconde moitié du XVIIIe siècle, il est essentiellement connu comme diariste.

Issu d'une vieille famille de la noblesse d'origine angevine, René-Pierre Nepveu de la Manouillère est né au Mans en . Il est le fils de Jacques Nepveu (1687-1748), prévôt provincial du Maine et de Louise-Françoise Le Maçon de la Cornillière et de la Manoullière (1706-1780).

Après des études au séminaire d'Angers, il devient chanoine de la cathédrale du Mans en 1759. Il tient pendant presque cinquante ans de 1759 à 1807 un Journal qu'il intitule « remarques de tout ce qui est arrivé de remarquables depuis que je Suis Chanoine à St Julien, soit à l’église soit dans ma famille, et dans la ville » (sic) et qui constitue un témoignage sur la vie du chapitre de la cathédrale du Mans et la vie dans le Maine dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Il réside au Mans dans une maison de la rue du Porc-épic (actuelle rue Victor Bonhommet)[1] près de la place des Halles (actuelle place de la République) de 1763 à 1794 puis à partir de 1798, rue des quatre roues (actuelle rue du Docteur-Leroy), il passe aussi du temps dans sa propriété de campagne de la Manouillère située à Pruillé-le-Chétif, à une dizaine de kilomètres du centre du Mans[2].

Il a pour évêques successivement Mgr Charles-Louis de Froulay de Tessé, Mgr Louis-André de Grimaldi, Mgr François-Gaspard de Jouffroy de Gonsans.

En avril-, en voyage à Paris, il se fait l’écho de l'affaire Réveillon[3] et il assiste, à Versailles, en tant que spectateur, à l'ouverture des États généraux[3].

En 1790, il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé et ne reconnait pas l'autorité de l'évêque constitutionnel Prudhomme de la Boussinière. Il devient donc un membre du clergé réfractaire[4].

Il critique dans son journal l'action de membres des clubs révolutionnaires du Mans comme René Levasseur et Pierre Philippeaux[5].

Parfois contraint de se cacher, il est emprisonné fin à la chapelle de la Visitation transformée en prison ; début , alors que la Bataille du Mans fait rage, il est transféré à Chartres, il est libéré par le représentant Jacques Garnier fin [6].

Il retrouve sa dignité de chanoine sous le Concordat alors que l'évêque du Mans est Mgr Johann Michael Josef von Pidoll[7].

Devenu hémiplégique en [8], il poursuit difficilement l'écriture de son manuscrit jusqu'en [9].

Il meurt en mai 1810 dans sa ville natale qu'il a très peu quittée.

L'abbé Nepveu de la Manouillère n'est connu et n'est parvenu à une certaine postérité que grâce à la publication de son journal en 1877 et 1878, aucune publication contemporaine de son vivant ne parle de lui.

Le journal de l'abbé Nepveu

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI