Il est rappelé au début de la Première Guerre mondiale et sert au sein du 72e régiment d'infanterie. Il est gravement blessé le à Sainte-Menehould. Sa conduite exceptionnelle au cours des combats lui vaut alors d'être fait capitaine, chevalier de la Légion d'honneur[1] et décoré de la croix de guerre. Ses blessures ne lui permettant plus de retourner en première ligne, il est transféré en aux Services Spéciaux du Commissariat Général et nommé chef des contrôles postaux téléphoniques et télégraphiques à Dieppe où il passe le reste de la guerre[3].
Il se lance dans la politique en 1919 en tant que conseiller municipal et conseiller d'arrondissement de Dieppe et quitte l'armée en . Il participe un temps à l'entreprise de commerce de galets de sa belle-famille avant d'être à nouveau élu conseiller municipal en 1925, puis nommé adjoint au maire en . En 1932, il devient président de l'arrondissement de Dieppe.
En parallèle de ses activités politiques, il est juge au tribunal de commerce de 1920 à 1928 puis le préside de 1928 à 1934. Il est conseiller à la Banque de France et contribue également à diverses associations comme la mutuelle des blessés de la Grande Guerre et les pupilles de la Nation. Il est fait officier de la Légion d'honneur en .
En 1939, quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il est mobilisé et doit partir à Boulogne-sur-Mer pour reprendre un poste de capitaine à la Commission de Contrôle Postal. Il y reste peu de temps car à 58 ans, il a atteint la limite d'âge et rentre à Dieppe dès le . Le conseil municipal le rétablit immédiatement dans ses fonctions. Après l'armistice du 22 juin 1940, il est confirmé dans son rôle par le régime de Vichy.
Le , un raid allié échoue devant Dieppe. René Levasseur profite alors de la bonne disposition des autorités allemandes pour négocier la libération des prisonniers de sa ville et des communes environnantes, permettant à plus de 1 500 soldats de rentrer des stalags[4].
René Levasseur prend sa retraite et reste discret jusqu'à la fin sa vie, ne se montrant qu'à quelques cérémonies. Il meurt le à Dieppe, chez les Petites Sœurs des pauvres[3].
1 2 Claude Féron, «René Levasseur 1881-1975», Connaissance de Dieppe, (lire en ligne, consulté le ).
1 2 Bernard Dupuy, « Imbéciles » c'est pour vous que je meurs: l'impossible débarquement, Dupuy Bernard, coll.«Les carnets de la mouette», (ISBN9782953147704).