René Marquès
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| René Marquès | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (8 ans, 11 mois et 29 jours) |
|
| Circonscription | Pyrénées-Orientales |
| Maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque | |
| – (18 ans) |
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| Prédécesseur | Amédée Cadene |
| Successeur | Fernand Siré |
| Président du Conseil général des Pyrénées-Orientales | |
| – (11 ans) |
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| Prédécesseur | Guy Malé |
| Successeur | Christian Bourquin |
| Conseiller général des Pyrénées-Orientales | |
| – (16 ans) |
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| Circonscription | Canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque |
| Prédécesseur | Amédée Cadène |
| Successeur | Fernand Siré |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Perpignan (Pyrénées-Orientales, France) |
| Date de décès | (à 90 ans) |
| Lieu de décès | Cabestany (Pyrénées-Orientales, France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UDF |
| Profession | Médecin |
| modifier |
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René Marquès, né le à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et mort le à Cabestany (Pyrénées-Orientales)[1], est un homme politique français.
Fils de fonctionnaire de la direction des hôpitaux, il se dirige naturellement vers un cursus de médecine. Après avoir effectué sa scolarité au lycée de la préfecture du département des Pyrénées-Orientales, il débute en octobre 1940 son cursus universitaire de médecine à Toulouse. Entre 1944 et 1946, il s'engage volontairement au sein de la Première armée française, participant à la campagne Allemande de 1945, marquant une pause dans ses études. Il obtient son titre de docteur en médecine en 1947 et part s'installer à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Il devient expert auprès de la cour d'appel de Montpellier de 1976 à 1988[2].
Jusque 1988, il mène sa carrière de médecin de concert avec ses mandats politiques jusqu'à être élu à la présidence du conseil général, où il sera réélu quatre fois consécutives jusque 2004. En 1983, il est élu maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque et le demeure jusqu'à 2001. Membre de l'Union pour la démocratie française (UDF), il se présente aux élections sénatoriales de 1983 et n'amasse que 84 des 861 suffrages exprimés au premier tour. Il est aisément élu aux élections de 1992 dès le premier tour avec 472 des 896 suffrages exprimés[3].
Pendant son mandat sénatorial, il porte la situation des Pieds-Noirs des Pyrénées-Orientales et de la situation des rapatriés d'Afrique du Nord. Il cosigne en 1996 avec trois autres sénateurs une proposition de loi relative à la prorogation de la suspension des poursuites en faveur des rapatriés réinstallés[4]. En 2000, il soumet un amendement au projet de loi de finances pour l'année suivante visant à exonérer de l'impôt sur le revenu des sommes versées aux fonctionnaires et agents de l'État rapatriés et anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale[5]. Il intervient également au Sénat sur d'autres sujets (immigration irrégulière, transports).
Président du conseil général des Pyrénées-Orientales jusqu'en 1998, il s'intéresse au fonctionnement des collectivités territoriales et pose des questions sur les budgets départementaux d'aide sociale, la dotation générale de décentralisation ou la carrière des directeurs généraux et des conseils régionaux et généraux. Il prend part aux scrutins publics (loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999). Il se prononce contre la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999[2].
Il se retire définitivement de la vie politique en mars 2004 après avoir progressivement abandonné son fauteil de maire et après ne pas avoir sollicité le renouvellement de son mandat sénatorial en 2001[2].
Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite par décret du 12 juillet 2002 portant promotion et nomination[6], René Marquès s'éteint le à la clinique Médipôle de Cabestany[1] à l'âge de 90 ans.