René Meurant
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| Naissance | Namur |
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| Décès |
(à 71 ans) Bruxelles |
| Nationalité | |
| Activité |
Poète et éthographe |
| Conjoint | |
| Enfants |
René Meurant est un poète et ethnographe belge né à Namur en 1905 et mort à Bruxelles en 1977.
Fils unique de militaire et neveu d'instituteur picards du Hainaut belge, diplômé en Humanités anciennes latin-mathématiques, René Meurant poursuivra le soir une multitude d’études (comptable, journaliste, bibliothécaire, archiviste). Il travailla au Ministère des Finances à Mons en 1924. En 1927 il entra au Crédit Communal de Belgique à Bruxelles. Il y terminera sa carrière en 1970 en qualité de Fondé de Pouvoir principal et de Secrétaire général de Pro Civitate.
René Meurant fut, de 1928 à 1963, l’auteur de poèmes qui seront publiées en six langues[1] jusqu’en 2012. Son œuvre poétique comporte dix recueils et quelques inédits. Meurant fut membre de l’équipe du Journal des Poètes de 1931[2] à 1953 et, de 1953 à 1971, administrateur des Biennales internationales de Poésie créées en 1952 par Arthur Haulot, par ailleurs secrétaire de celles de 1956 consacrées aux "Sources populaires de la Poésie". Meurant avait été l’un des treize membres du Front littéraire de gauche fondé en 1934 par Albert Ayguesparse, Roger Bodard et Charles Plisnier[3]. Son "Hymne aux Morts d'Autriche" fut monté en spectacle à Liège en 1934 par l’Equipe des chœurs parlés du Théâtre rouge dirigé par Arthur Haulot et à Bruxelles en par le Chœur parlé des Renaudins dirigé par Mme Renaud-Thévenet. Meurant est par ailleurs l'auteur d'adaptations françaises de traductions de l’allemand[4], de l’anglais[5] et du russe[6] ainsi que de quelques critiques[7].
En 1935, Meurant donnait des cours de français à des émigrés russes au café L’Old Tom, Porte de Namur à Ixelles. Il introduisit la princesse Zinaïda Schakovskoy au Journal des Poètes. En novembre il lui dédicaçait "La Foudre me tient par la Main" qui paraitra en 1936. C'est elle qui le présentera à l’artiste peintre et illustratrice Elisabeth Ivanovsky (1910-2006) qu'il épousera en 1944[8] et qui lui donnera trois enfants : une musicologue (Anne Meurant, 1944), un poète (Serge Meurant, 1946) et un artiste peintre (Georges Meurant, 1948).
René Meurant collabora à quatre numéros de la revue Marginales fondée en 1945 par Albert Ayguesparse[9], dont il sera administrateur jusqu’en 71. Il fut également administrateur du Courrier du Centre International d’Études Poétiques fondé en 1955. Mais dès 1938 et jusqu'à sa disparition il se livra surtout à l’étude de traditions populaires. Il avait été sensibilisé au Folklore par les cours d’Albert Marinus à l’Institut pour Journalistes de Belgique (1937-1939). Il fut cofondateur et secrétaire du comité international d’Étude des Géants processionnels (Douai, 1954). Il organisa les Journées d’Étude de Mons (1956) et de Malines (1963). Il entra à la Commission royale belge de Folklore en 1957. Il fut membre du Centre d’Étude des arts, traditions et parlers populaires de l’Institut de Sociologie de l'Université libre de Bruxelles, membre du Comité d’Histoire au Centre culturel du Crédit communal de Belgique, membre de la compagnie Les Amis de nos Dialectes, membre d’honneur de la Commission des Arts et Traditions populaires de la Fondation Charles Plisnier, membre d’honneur des Rèlîs Namurwès. Il fut également membre de la Société française d’Ethnologie et membre correspondant de l’Associaçao brasileira de Folclore (Sao Paulo). Il participait depuis 1958 à la plupart des congrès de la Fédération archéologique et historique de Belgique ainsi qu’à divers colloques organisés en Belgique ou à l’étranger. Il cofondit l’a.s.b.l. Festival international du film de Tourisme et de Folklore. De 1971 à 1977 il fut le conseiller scientifique de dix films ethnographiques réalisés par Alexandre Keresztessy pour la télévision belge francophone RTB[10].