Il est l'acteur principal du rapprochement entre SNECMA et General Electric dans les années -. C'est lui en particulier qui signe, le , l’accord définitif régissant le projet de société commune, nommée CFM International.
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René Ravaud est né à Paris, le [1],[2]. Il perd son bras droit dans le bombardement allié de Brest, le , lors de la reprise des installations portuaires aux allemands[3]. Cette blessure lui vaut la Croix de guerre et la Légion d'honneur[4].
Ingénieur de l'armement, de 1946 à 1951, il travaille pour l'Aéronavale à Mourillon et à Cuers Pierrefeux pour le porte-avion Arromanches[5]. De 1951 à 1956, il est affecté à l'ambassade de France aux États-Unis. Remarqué par les nouveaux responsables de la Ve République, de 1961 à 1965, il devient l'un des directeurs de la nouvelle délégation ministérielle pour l'armement, en tant que directeur du département plan en développement, où il poursuit des idées et des actions originales[4].
Souhaitée par le général De Gaulle, il participe à la renaissance d'une industrie française des moteurs d'avion. En janvier 1971, alors qu'il est directeur des programmes et des affaires industrielles pour le ministère de la Défense depuis , sur proposition de Michel Debré, ministre d'État chargé de la défense nationale, sous la présidence de Georges Pompidou, il remplace Jacques-Edouard Lamy à la présidence de SNECMA. Il est alors connu pour sa modernité des méthodes de gestion, alliance à contre-courant avec un partenaire américain dans le but d'acquérir une dimension mondiale. En particulier, il est l'acteur majeur des accords conclus avec General Electric, qui aboutisse en 1974 à la constitution de CFM International[6].
Il reste à la direction de la SNECMA, jusqu'en . Il est remplacé par Jacques Bénichou, président-directeur général de la société Messier-Hispano-Bugatti, filiale de SNECMA, sur la proposition du ministre de la défense, Charles Hernu, sous la présidence de François Mitterrand[7].
Sous sa direction, le chiffre d'affaires de la SNECMA passe en une décennie, de 1 377 millions de francs (valeur ), dont 28,4% à l'exportation, à 3 485 millions de francs (valeur ), dont 51,3% à l'exportation[7].
Il décède à 66 ans, en 1986, à Saint-Germain-en-Laye[8],[9].
Hommages
Plaque Rue René Ravaud - Paris XVIl existe une rue René Ravaud dans le 15earrondissement de Paris. Elle se trouve à proximité du siège social de SAFRAN (2 Bd du Général Martial Valin, 75015 Paris), en face du siège de la société France Télévisions[10].
Le rond-point, à l'entrée du site industriel de Safran Aircraft Engines, à Réau, en Seine-et-Marne (77550), porte son nom[11].
12Jacques Isnard, «M. René Ravaud quitte la présidence de la SNECMA Un capitaine d'industrie», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
↑«Ancien président de la SNECMA René Ravaud est décédé», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
↑Alexis Rocher, «Ce jour-là... 29 mars 1979, United choisit le turboréacteur CFM56. Feu vert de Neil Armstrong», Le Fana de l'Aviation, no592, , p.74-79.
Félix Torres, René Ravaud, Une vie pour l’industrie: Un grand industriel de l’aéronautique française de la deuxième moitié du XXe siècle, Éditions First, , 228p. (ISBN978-2-412-05771-1).
Périodiques
Alexis Rocher, «Ce jour-là... 29 mars 1979, United choisit le turboréacteur CFM56. Feu vert de Neil Armstrong», Le Fana de l'Aviation, no592, , p.74-79.
Jean-Paul Béchat (62) et Pierre Alesi, «Snecma motoriste civil», La Jaune et la Rouge. Revue de l’Association des anciens élèves et diplômés de l’Ecole Polytechnique, no607, (lire en ligne).