Au début des années 1960, sous la dictature de François Duvalier, René Théodore fut contraint de s'exiler en URSS et résida à Moscou[1]. Depuis Moscou, il anima des émissions contre la dictature Duvaliériste sur les ondes de Radio Moscou sous le pseudonyme de Lesly[2].
En 1989, avec la nouvelle politique de la Glasnost et la Pérestroïka de Gorbatchev, les communistes haïtiens se retrouvent en pleine tourmente accentué par les dissensions au sein des dirigeants du PUCH, notamment entre René Théodore et Gérard Pierre Charles. Ce dernier est évincé des instances du PUCH.
En , lors du coup d'État de Raoul Cédras, le président Jean-Bertrand Aristide est contraint à l'exil. L'Organisation des États américains intervient pour rétablir la démocratie et propose un accord général entre les militaires haïtiens, Marc Bazin placé par les militaires et Jean-Bertrand Aristide. Aristide accepte le 21 décembre 1991[6] le nom de René Théodore au poste de Premier ministre et c'est René Théodore qui représente Aristide aux négociations tenues à Washington[7]. L'Accord de Washington est un échec et René Théodore ne peut prendre ses fonctions à Haiti.
En mai 2000, René Théodore s’était porté candidat à la Mairie de Port-au-Prince. Ce scrutin avait été remporté par Madame Ginette Pomponneau Duperval du parti Fanmi Lavalas.
René Théodore meurt le à Miami, en Floride, où il était hospitalisé pour un cancer[8].