René de Belleval
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| Sous-préfet de Montbéliard Montbéliard | |
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Louis Charles de Belleval (d) |
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René de Belleval est un historiographe, sous-préfet et publiciste français, né à Abbeville (Somme) le , mort à Beauvais (Oise) le [1].
René de Belleval est le fils de Louis Charles de Belleval et de Marie Elisabeth Claudine Vincent d'Hantecourt. Il est le beau-frère de Charles Langlois de Septenville et un cousin germain de Louis Briet de Rainvillers.
Louis Charles de Belleval collabora, avec Alfred Nettement, à L'Opinion, où il fut chargé de la critique littéraire en 1851-1852[2]. L'Opinion ayant cessé de paraître, Louis Charles de Belleval fonda en avril 1852, sous les auspices du comte de Chambord et avec l'aide d'Alfred Nettement, la Revue contemporaine, avec l'ambition d'en ouvrir les colonnes aux deux branches du royalisme français, le légitimisme et l'orléanisme[3]. Il dirige La Revue contemporaine jusqu'en juillet 1854, puis collabore, toujours comme critique littéraire, jusqu'en 1870 à L'Union, alors dirigé par Henri Léon Camusat de Riancey[4].
René de Belleval, son fils, a publié de nombreux ouvrages d'histoire générale ou régionale et de généalogie, consacrés principalement à la Picardie et plus particulièrement au Vimeu et au Ponthieu[5].
Jusqu'en 1870, il fait partie du service d'honneur du « comte de Chambord », ce qui l'amène à séjourner régulièrement à Venise et à Frohsdorf, dans l'intimité du prince[6].
Durant le second Empire, il collectionne les panoplies militaires, dont il finit par vendre la plus grande partie de sa collection à Napoléon III en 1869[7].
Rallié au Second Empire à l'approche de la guerre de 1870, avec l'accord du « comte de Chambord », il est nommé le , sous-préfet de Montbéliard[8].
Pendant la guerre de 1870-1871, il sert comme capitaine aux francs-tireurs de Neuilly, puis comme intendant militaire de deux divisions d'infanterie du 24e corps.
Il est alors blessé et reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
Après la fin des hostilités, il redevient sous-préfet, successivement de Béthune, de Lunéville, de Villefranche de Rouergue, puis de Sens, jusqu'en 1878, où il quitte l'administration préfectorale[9].
En 1875, à la mort de son père, Louis Charles, marquis de Belleval, il relève le titre de marquis de Belleval, sous lequel il publie désormais.
Après son départ de l'administration préfectorale, il collabore au Journal de l'Oise, à L'Union, avant de fonder à Beauvais en 1883, avec le soutien d'Alexandre Genet de Chatenay, L'Éclaireur de l'Oise, journal conservateur qui cesse de paraître en 1885, pour reparaître en 1887, jusqu'en [10].
En parallèle, il continue à publier des ouvrages d'historiographie, dont le dernier paraît en 1901, après sa mort, et publie aussi plusieurs romans[11]. Certaines de ses études ont paru également dans la Revue Nobiliaire.
Ses ouvrages ont pour matériau, l'importante bibliothèque de documents manuscrits et d'ouvrages imprimés, réunie par sa famille et par lui-même.
Cette bibliothèque est décrite dans la préface de son ouvrage Chronologie d'Abbeville et du comté de Ponthieu, où sont mentionnées 1 991 pièces originales et 19 433 pièces en copie, reliées en 139 volumes[12].
Elle fut (en partie) dispersée en plusieurs ventes, la première de son vivant, en à Paris[13], la deuxième à Beauvais le [14], et la troisième à Paris le [15].
De son mariage en 1859 avec Marie Léonie Langlois de Septenville ( - château des Loges, Beuvraignes, ), fille d'Edouard Léon Langlois de Septenville et de Désirée Durand, sœur de Charles Édouard Langlois de Septenville, il a un unique enfant, Henri Louis Jean de Belleval, qui fut conseiller d'État, puis député de la Seine.