Issue d'un milieu modeste, Renée Barthe quitte l'école après le certificat d'études pour aider à tenir le ménage et s'occuper de ses quatre frères et sœurs.
Elle épouse un cultivateur, militant communiste, Gaston Reyraud, et suit son mari dans ses engagements, en adhérant au PCF en 1934.
Candidate aux élections législatives en Gironde sur la liste communiste en , en deuxième position derrière Marc Dupuy, elle est élue députée.
En 1947, elle est élue conseillère municipale de Mérignac, fonction qu'elle occupe jusqu'en 1953, année où, après son déménagement, elle obtient le même mandat dans la commune de Pessac.
Députée extrêmement active, y compris dans les débats, elle s'intéresse à la fois aux questions très locales, comme l'indemnisation des sinistrés des incendies de Gascogne en 1949, et à celles très politiques, comme le refus de la présence de soldats américains sur le sol français.
En 1951, la liste communiste, toujours menée par Marc Dupuy, n'obtient qu'un seul élu, et Renée Reyraud perd son siège.
Elle revient cependant au palais Bourbon en 1956, dans les mêmes conditions, du fait d'un meilleur score du PCF et de l'effondrement des gaullistes au niveau local.
Moins active que lors de son mandat précédent, elle concentre ses interventions sur les questions sociales, et notamment la situation matérielle des fonctionnaires.
En 1958, elle est candidate aux élections, désormais au suffrage majoritaire de circonscription, comme suppléante de l'ancien sénateur René Duhourquet, qui n'est pas élu. Il en est de même en 1962.
Elle s'éloigne ensuite de la vie politique et meurt en 1993.