Retour sur la condition ouvrière

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Retour sur la condition ouvrière, sous-titré "Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard", est un livre de sociologie écrit par Stéphane Beaud et Michel Pialoux s'attachant à analyser le monde ouvrier et ses mutations via l'étude du cas de l'usine Peugeot de Sochaux[1]. Il a été publié en 1999[2].

Dès l'introduction, les auteurs justifient le choix de leur sujet d'études, les ouvriers, par leur absence de visibilité sur la scène politique et sociale alors qu'ils sont plus de 6 millions, c'est-à-dire qu'ils sont le premier groupe social en France.

À partir des années 1970, les dirigeants de l'usine passent du fordisme traditionnel au toyotisme et particulièrement aux zéros défaut et délai, ce qui conduit à une individualisation du travail puisque l'ouvrier est responsable de sa production, de sa cadence et des défauts inévitables. Cette mutation imposée s'accompagne d'une recollectivisation conduite elle aussi par la hiérarchie. Ainsi, sont imposés des groupes d'autosurveillance et le tutoiement systématique des ouvriers par les chefs d'équipe. Cette dissolution des liens sociaux défait les solidarités et crée de l'agressivité que les ouvriers reportent sur les immigrés arabes et turcs

Seconde partie : le salut illusoire de l'école

Troisième partie : une déstructuration du groupe ouvrier

Notes et références

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