Le prénom de ce personnage est compliqué à restituer car il est situé dans une lacune du texte dans les manuscrits subsistants[1]. Lorsque le texte du roman est découvert par Adolf Hilgenfeld, au XIXe siècle, celui-ci propose la lecture de Ῥόδη (Rhódē) dans la lacune, et attribue donc ce prénom au personnage[1]. Cependant, à des périodes plus récentes, cette lecture est remise en question ; le passage lacunaire ne semble pas donner de prénom évident ; des scientifiques plus récents proposent la lecture de κόρη (kórē) à la place, ce qui signifie « jeune femme »[1].
Dans le Pasteur d'Hermas, elle est présentée comme étant une ancienne maîtresse d'Hermas, son ancien esclave[2], qu'elle aurait libéré[3],[4],[5]. Cependant, si la lacune est restituée différemment, elle ne serait pas son ancienne maîtresse mais une esclave en même temps que lui[1]. En tous cas, dans le récit du Pasteur, comme dans d'autres romans grecs[1], ce personnage féminin est central[4]. Dans le Pasteur, Hermas errant la rencontre, nue, en train de se baigner, et la désire[4],[5],[6]. Cette faute primitive est l'élément déclencheur du roman, Hermas recevant ensuite des visions, y compris de Rhodè, jamais nommée de la sorte[1], l'invitant à se repentir[4],[5].