Ricciotto Canudo

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Ricciotto Canudo
Ricciotto Canudo vers 1912.
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Ricciotto Canudo, né le à Gioia del Colle et mort le à Paris, est un écrivain franco-italien, romancier, poète, philosophe, critique d'art, critique littéraire, critique de cinéma, musicologue, scénariste.

Il a inventé en 1919 le terme de « 7e art » pour désigner le cinéma [1].

Installé à Paris en 1902, Ricciotto Canudo joue un rôle dans les milieux d'avant-garde littéraire et artistique et dirige la rubrique de littérature italienne au Mercure de France. En 1903, il rencontre Valentine de Saint-Point au cours d'une séance de spiritisme[2].

Canudo publie le un essai préalable intitulé La Naissance d'un sixième art - Essai sur le cinématographe[3].

Montjoie!, Ricciotto Canudo, André Salmon, sculpture de Joseph Csaky, 18 mars 1914[4].

En 1913, il fonde la revue Montjoie !, « organe de l'Impérialisme artistique français, gazette bimensuelle illustrée », où le nationalisme se mêle à l'innovation esthétique et aux avant-gardes. Si la revue s'ouvre aux écrivains (Guillaume Apollinaire, Cendrars, Fargue, Jacques Dyssord), elle se veut avant tout « cérébriste », soit « sensuel et cérébral tout à la fois », selon la définition de Canudo. Des créateurs comme Fernand Léger, Igor Stravinsky, Albert Gleizes, Raymond Duchamp-Villon y ont contribué. Dans les locaux de la revue, son appartement rue de la Chaussée d'Antin, Canudo organise les « Lundis de Montjoie ! », qui réunissent notamment Robert Delaunay, Dunoyer de Segonzac, Erik Satie, Fernand Léger, Blaise Cendrars, André Salmon, Marc Chagall, Joseph Csaky et Henry Valensi[2].

À la déclaration de la guerre, Canudo signe avec Blaise Cendrars un « appel aux étrangers vivant en France » les invitant à s'engager. Il s'engage lui-même dans la légion étrangère. Après l'entrée en guerre de l'Italie, il participe aux combats sur le front de Macédoine, qu'il évoque, dans des récits qu'il signe désormais « Capitaine Canudo ». Il est blessé et sera cité plusieurs fois à l'ordre de la brigade. Il est décoré de la croix de guerre 1914-1918, de la valeur militaire d'Italie et de la Légion d'honneur[2].

En 1920, il publie un texte intitulé « Défendons le cinématographe ! » dans la revue romaine L'epoca. Il y fait remarquer que « tous les arts, avant de devenir un commerce et une industrie, ont été à leur origine des expressions esthétiques de quelques poignées de rêveurs. Le Cinématographe a eu un sort contraire, commençant par être une industrie et un commerce. Maintenant, il doit devenir un art. On veut accélérer le moment où il le deviendra pour de bon. » [5].

Il répète, dans L'Intransigeant du , que « le cinématographe est un art. Le film est une œuvre d'art. L'écraniste peint avec des pinceaux de lumière, comme l'organiste joue avec les souffles des tuyaux. » C'est cette même année qu'il fonde La Gazette des sept arts, revue dans laquelle il publie, l'année suivante, un Manifeste du septième art[2].

Œuvres

Pour approfondir

Notes et références

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