Richard Lavery
personne médaillée du CNRS
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Richard Lavery, né le à Aldershot (Royaume-Uni) et mort le à Jonage (France)[1], est un physicochimiste franco-britannique, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la modélisation moléculaire ainsi que des simulations atomistiques de biomacromolécules[2].
Institut de biologie et de chimie des protéines (d) (à partir du )
Institut de biologie physico-chimique ( -
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Institut de biologie et chimie des protéines (d) (à partir du ) Institut de biologie et de chimie des protéines (d) (à partir du ) Institut de biologie physico-chimique ( - |
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Ses travaux portent principalement sur la structure, la dynamique et la modélisation des acides nucléiques, en particulier de l’ADN. Au cours de sa carrière, il reçoit plusieurs distinctions scientifiques, dont la médaille d’argent du CNRS en 1999.
À partir des années 2020, il développe également une activité en photographie, présentée, entre autres, dans le cadre d’expositions de la Royal Photographic Society.
Biographie
Richard Lavery naît en 1952 à Aldershot, dans le sud de l’Angleterre. Il est le fils de James Lavery, officier de l’armée britannique, et de Dorothy Simpson. Au début de la crise de Suez, en 1956, son père est affecté à Malte, où la famille réside pendant trois ans. De retour au Royaume-Uni, Richard Lavery poursuit sa scolarité, d’abord à Norwich puis à Farnborough.
Il entreprend ensuite des études à l’Université de Manchester, où il obtient un Bachelor of Science en 1973, puis un doctorat (PhD) en chimie quantique en 1976. Il effectue ensuite un stage postdoctoral à Bangalore auprès du scientifique indien G. N. Ramachandran, spécialiste de la structure des peptides[3].
Au cours de son séjour en Inde, il rencontre le physicochimiste Bernard Pullman et son épouse Alberte Pullman, qui l’invitent à rejoindre leur laboratoire à Paris. Installé durablement en France, il soutient en 1983 une thèse d’État ès sciences en biophysique à l’Université Paris-VI [4].
Au sein du laboratoire dirigé par Bernard Pullman, il rencontre la biophysicienne polonaise Krystyna Zakrzewska, qu’il épouse en 1978. Les deux chercheurs collaborent étroitement tout au long de leur carrière scientifique[5].
Le couple vit en région parisienne jusqu’en 2009, date à laquelle il s’installe à Jonage, dans la région lyonnaise. Richard Lavery y meurt en 2026[6], deux ans après le décès de Krystyna Zakrzewska [7].
Carrière
En 1982, Richard Lavery intègre le CNRS et travaille à l’Institut de biologie physico-chimique. Au sein de cet institut, il dirige le Laboratoire de chimie théorique (UPR 9080) de 1989 à 2006.
En 2009, il est affecté à l’Institut de biologie et chimie des protéines à Lyon, où il anime le groupe « Bioinformatique : structures et interactions »[8]. En 2018, il devient directeur de recherche émérite et cesse progressivement ses activités scientifiques.
Tout au long de sa carrière, il participe à plusieurs instances liées à l’organisation de la recherche ainsi qu’à des sociétés savantes. Il est notamment président de la section 17 (physicochimie) du Comité national de la recherche scientifique (1996–2004), ainsi que de la Division de chimie physique commune à la Société française de chimie et à la Société française de physique (1998–2000)[9].
Il exerce également la fonction de président de l’International Society of Quantum Biology and Pharmacology de 2007 à 2008[10].
Contributions scientifiques
Les travaux de Richard Lavery portent principalement sur la modélisation moléculaire et les simulations atomistiques des acides nucléiques, en particulier l’ADN. Il a contribué au développement de méthodes permettant de relier les propriétés structurales et dynamiques de l’ADN à son comportement énergétique et mécanique.
Ses recherches ont notamment mis en évidence le couplage entre la flexibilité de l’ADN et les fluctuations locales des paires de bases, ainsi que le rôle des effets de voisinage dans la conformation des séquences nucléiques. Il a également participé à l’élaboration et à l’amélioration d’outils de dynamique moléculaire appliqués aux biomacromolécules.
Ses travaux ont contribué à une meilleure compréhension des polymorphismes structuraux de l’ADN et de leurs implications en biophysique et bioinformatique structurale[11].
Publications significatives:
- P. Cluzel, A. Lebrun, C. Heller, R. Lavery, J.-L. Viovy, D. Chatenay and F. Caron, DNA: An Extensible Molecule, Science, 1996, 271, 792-794[12].
- E. Giudice and R. Lavery, Simulations of nucleic acids and their complexes, Acc. Chem. Res., 2002, 35, 350-357[13].
- R. Lavery, K. Zakrzewska, D. Beveridge, T. C. Bishop, D. A. Case, T. Cheatham, S. Dixit, B. Jayaram, F. Lankas, C. Laughton, J. H. Maddocks, A. Michon, R. Osman, M. Orozco, A. Perez, T. Singh, N. Spackova and J. Sponer, A systematic molecular dynamics study of nearest-neighbor effects on base pair and base pair step conformations and fluctuations in B-DNA, Nucl. Ac. Res., 2010, 38, 299-313[14].
- P. D. Dans, A. Perez, I. Faustino, R. Lavery and M. Orozco, Exploring polymorphisms in B-DNA helical conformations, Nucl. Ac. Res., 2012, 40, 10668-10678[15].
- A. Reymer, K. Zakrzewska and R. Lavery, Sequence-dependent response of DNA to torsional stress: a potential biological regulation mechanism, Nucleic Acids Research, 2018, 46, 1684-1694[16].
Prix et distinctions
- 2012 : Prix de biophysique de l’International Society of Quantum Biology and Pharmacology (ISQBP)
- 2010 : élu membre de Faculty of 1000 Biology
- 1999 : médaille d’argent du CNRS
- 1998 : prix Henri-Labbé de l’Académie des sciences[17]
- 1997 : prix Philip Morris (biophysique)
- 1985 : prix Estrade-Delcros de l’Académie des sciences
- 1981 : prix Nine Choucroun de l’Institut de biologie physico-chimique (IBPC)
Photographie
Richard Lavery se passionne pour la photographie. Il obtient le titre de Licentiate (LRPS) de la Royal Photographic Society en 2018, puis celui d’Associate (ARPS) en 2020, attestant de la reconnaissance de son travail photographique par cette institution[18].
À partir de 2020, il développe une activité photographique régulière. Ses créations sont présentées dans le cadre d’expositions organisées par la Royal Photographic Society, notamment l’exposition internationale Windows on the World[19],[20].
Son travail photographique comprend, entre autres, la série Golden Lines, diffusée en ligne[21].