Rivage de la colère
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| Rivage de la colère | |
| Auteur | Caroline Laurent |
|---|---|
| Pays | France |
| Genre | Roman |
| Version originale | |
| Langue | Français |
| Version française | |
| Éditeur | Les Escales |
| Date de parution | |
| Illustrateur | Nicolas Caminade |
| Nombre de pages | 432 |
| ISBN | 9782365694025 |
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Rivage de la colère est un roman écrit par l'écrivaine et éditrice franco-mauricienne Caroline Laurent. Il est publié en 2020 aux éditions Les Escales.
Rivage de la colère est le deuxième roman de l'éditrice franco-mauricienne Caroline Laurent, après Et soudain la liberté, co-écrit avec Évelyne Pisier. Il est publié le 9 janvier 2020 par les éditions Les Escales[1].
Il s’inspire d’un épisode méconnu de l’histoire de la décolonisation : la déportation forcée des habitants de l’archipel des Chagos, et en particulier de l’île Diego Garcia, pour permettre l’installation d’une base militaire américaine[2]. C'est la mère de Caroline Laurent, Mauricienne, qui ayant séjourné sur l’île au début des années 1960, l’a sensibilisée à la cause des Chagossiens[3].
Synopsis
L’histoire se déroule sur l’île de Diego Garcia, dans l’océan Indien, où vit Marie-Pierre Ladouceur, une jeune femme attachée à sa terre et à sa communauté. Sa vie bascule à l’arrivée de Gabriel, un Mauricien venu de la ville, dont l’élégance et la réserve la séduisent. Leur amour se heurte bientôt à l’Histoire : en 1967, alors que l’île Maurice accède à l’indépendance, le Royaume-Uni et les États-Unis décident secrètement de séparer les îles Chagos du reste du territoire mauricien. L’objectif est d’y implanter une base militaire stratégique, à condition que les îles soient vidées de leurs habitants[2].
Le roman retrace, à travers les souvenirs du fils de Marie-Pierre et Gabriel, le destin tragique des 2 000 Chagossiens, déportés de force vers Maurice et les Seychelles entre 1967 et 1973. Ces populations, installées sur l’archipel depuis la fin du XVIIIe siècle, sont embarquées sur des navires, privées de leurs terres et réduites à la misère[2].