Son projet est d'offrir une alternative inférentialiste, normative, pragmatiste[1] et sociale à la sémantique représentationaliste et à la philosophie de l'esprit naturaliste et individualiste qui dominent la philosophie analytique contemporaine et constitue le paradigme des recherches en sciences cognitives. A cette fin, Brandom défend un néopragmatisme en linguistique, dont le but est de tirer toutes les conséquences de l'idée wittgensteinienne selon laquelle la signification réside dans l'usage.
Il propose une approche linguistique et normative de l'intentionnalité en substituant aux notions fonctionnelles-causales de «croyance» ou d'««état mental» les concepts déontiques d'«engagement» et d'«habilitation» doxastiques. Ces statuts normatifs sont mutuellement attribués par les participants du jeu de langage fondamental de l'assertion. Ainsi, dans ce nouvel idiome, «croire que p» a pour signification pragmatique l'engagement du locuteur envers les conséquences nécessaires de p, et l'habilitation aux conséquences non-nécessaires de p.
Ce sont ces idées qu'il développe dans son ouvrage de 1994 intitulé Making it Explicit[2] et, plus brièvement, dans Articulating Reasons: An Introduction to Inferentialism (2000). Brandom a également publié un recueil d'essais sur l'histoire de la philosophie (Tales of the Mighty Dead, 2002). Il est l'éditeur d'une recueil d'articles sur la philosophie de Richard Rorty (Rorty and His Critics, 2000). Brandom a publié en un ouvrage intitulé A Spirit of Trust portant sur la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel.