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Robert Gillon né à Liège le , mort à Herstal le est un syndicaliste belge et un militant wallon.
Après avoir mené une carrière de syndicaliste au sein de la FGTB de la région de Liège, Robert Gillon devient le président de la fédération liégeoise de la FGTB en octobre 1976, succédant ainsi à Robert Lambion et à André Renard. Par là même, il devient directeur général du journal La Wallonie. Il avait également adhéré dès sa fondation au Mouvement populaire wallon.
Lorsque les accords d'Egmont sont remis en cause en 1978 par la démission de Leo Tindemans, il participe au raidissement de l'action syndicale wallonne en rompant l'accord PSB-FGTB sur la régionalisation et réclame un vrai fédéralisme sans aucune subordination des Régions à l'État central, Régions qui seront compétentes dans le domaine de la politique industrielle, l'eau, l'agriculture, les transports, les travaux publics, la santé, la politique familiale et l'emploi, avec la possibilité de lever des impôts.
Quand, sous la présidence de Guy Spitaels, le Parti socialiste renoue avec une ligne plus dure, Robert Gillon rejoint à nouveau le Parti. Il est à la tête des combats pour la sidérurgie dans les années sombres 1982-1984. Au congrès des métallurgistes liégeois d', il se déclare partisan du confédéralisme.
Reconnaissance
En 2005, l'artiste liégeoise Mady Andrien lui a consacré une de ses sculptures intitulée Monument à Robert Gillon. Elle est visible à Wandre.