Robert Jarry
personnalité politique française
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Robert Jarry, né le à Connerré (Sarthe) et mort le au Mans, est un homme politique français. Membre du Parti communiste français de 1944 jusqu’à son exclusion en 1989, il est notamment maire du Mans de 1977 à 2001.
12 mars 1989
18 juin 1995
PCF-PS-MRG-PSU (1983-1989)
DVG-MGP-PS-MRG/RAD (1989-1995)
DVG-MGP-PS-LV-RAD/PRS/PRG-MDC-PCF (1995-2001)
| Robert Jarry | |
Robert Jarry en 1995. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire du Mans | |
| – (23 ans, 11 mois et 27 jours) |
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| Élection | 20 mars 1977 |
| Réélection | 13 mars 1983 12 mars 1989 18 juin 1995 |
| Coalition | PCF-PS-MRG (1977-1983) PCF-PS-MRG-PSU (1983-1989) DVG-MGP-PS-MRG/RAD (1989-1995) DVG-MGP-PS-LV-RAD/PRS/PRG-MDC-PCF (1995-2001) |
| Prédécesseur | Jacques Maury |
| Successeur | Jean-Claude Boulard |
| Conseiller général de la Sarthe | |
| – (24 ans, 5 mois et 28 jours) |
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| Élection | 1er octobre 1967 |
| Réélection | 30 septembre 1973 25 mars 1979 17 mars 1985 |
| Circonscription | Canton du Mans-Sud (1967-1982) Canton du Mans-Sud-Est (1982-1992) |
| Président | Max Boyer Michel d'Aillières Fernand Poignant Michel d'Aillières |
| Prédécesseur | Canton créé (Mans-Sud, 1967) Canton créé (Mans-Sud-Est, 1982) |
| Successeur | Canton supprimé (Mans-Sud, 1982) Jeanine Haudebourg (Mans-Sud-Est, 1992) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Robert Paul Jarry |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Connerré (Sarthe) |
| Date de décès | (à 83 ans) |
| Lieu de décès | Le Mans (Sarthe) |
| Nature du décès | Rupture d’anévrisme |
| Sépulture | Cimetière de Pontlieue |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF (1944-1989) DVG (1989-2008) |
| Syndicat | CGT |
| Profession | Ouvrier parqueteur |
| Distinctions | Liste |
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| Maires du Mans | |
| modifier |
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Biographie
Débuts
Sous le Régime de Vichy, Robert Jarry fait partie des réfractaires au Service du travail obligatoire (STO)[1].
Membre du Parti communiste français dès 1944, il est premier secrétaire de la fédération de la Sarthe de 1949 à 1977.
Parcours politique
Il entre au conseil municipal du Mans en 1953, à l'âge de 29 ans.
En deuxième position de la liste communiste pour les élections législatives de 1956, il ne parvient pas à entrer au Palais Bourbon. Sous la Cinquième République, il se présente sans succès lors des scrutins de 1958, 1962 et 1967 dans la quatrième circonscription de la Sarthe[2].
Lors des élections européennes de 1979 — premières au suffrage universel direct — il figure à la quarante-cinquième position sur la liste de son parti[3], mais n'est pas élu[4].
Devenu maire du Mans en mars 1977[5], il est constamment réélu en 1983[6], 1989 et 1995.
Il est exclu du parti en 1989 par Georges Marchais, quelques semaines avant les élections municipales de 1989[1],[7],[8] : il est possible que ce soit parce qu'il refuse de laisser la place au candidat désigné par Georges Marchais, Daniel Boulay. Il se trouve ainsi placé parmi les « réformateurs » du PCF. Le socialiste Jean-Claude Boulard (un des dirigeants des socialistes de la Sarthe) le rejoint sur la liste de rassemblement de la gauche pour les élections municipales[9]. Robert Jarry gagne les élections et reste donc maire du Mans. L'affiche de la campagne de Jarry fait allusion à sa brouille avec le PCF : « J'ai choisi le Mans. Notre ville ».
Toujours en 1989, il devient très proche du mouvement de la gauche progressiste, sans toutefois en faire partie[réf. nécessaire]. Par la suite Robert Jarry continuera à diriger le Mans en s'alliant avec d'autres dissidents du PCF et avec le parti socialiste (notamment Jean-Claude Boulard sera longtemps premier adjoint au maire et président de la communauté urbaine du Mans)[réf. souhaitée].
En 1990, il fait partie des qui déclarent « condamner et récuser toute alliance et tout compromis avec les idéologies et les partis qui, comme le Front national, propagent et pratiquent la haine et l'intolérance »[10].
Conseiller général de la Sarthe depuis 1967, il ne se représente pas lors du renouvellement de 1992[11].
Le socialiste Jean-Claude Boulard, jusque-là président de la communauté urbaine du Mans, lui succède en mars 2001. Selon ce dernier, « à chaque fois qu’il a lancé de grands projets comme le Palais des Congrès, la Médiathèque, Antarès et les Atlantides, il a été critiqué par ceux qui avaient une vision étriquée du Mans, au motif que ces projets auraient été trop importants pour Le Mans [...] Il a fait aboutir ces grands projets. Il a surmonté les critiques, et souvent constaté avec satisfaction que ceux qui les avaient formulées se ralliaient. À travers ces réalisations Robert Jarry a montré que sa seule ambition, c’était son ambition pour Le Mans. »[12].
Robert Jarry a également impulsé des créations de logements sociaux, maisons de retraite, salles de sports et autres infrastructures[12].
Il soutient Jean-Pierre Chevènement pour l'élection présidentielle de 2002[13].
Décès
Il s'éteint le au Mans à la suite d'une rupture d'anévrisme[14].