Robert M. Pirsig
écrivain américain (1928-2017)
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Robert Maynard Pirsig, né le à Minneapolis (Minnesota) et mort le à South Berwick (comté de York, Maine)[1], est un philosophe et écrivain américain, célèbre en particulier pour son roman autobiographique Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes (1974). Il est aussi l'auteur de Lila : Enquête sur la morale (1991).
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Robert Maynard Pirsig |
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Maynard Pirsig (en) |
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Biographie
Jeunesse et études
Pirsig est né à Minneapolis[2]. Il est le fils de Harriet et Maynard Pirsig[3]. Ce dernier était diplômé en droit de Harvard, puis professeur et doyen de la faculté de droit du Minnesota. Il a aussi vécu quelque temps à Londres, pour mener des recherches en droit, si bien que R.M. Pirsig a fréquenté l’école maternelle en Angleterre ; et c’est à ces contacts qu’il attribue son intérêt pour les motos, la langue et la culture anglaises.
La famille revient bientôt à Minneapolis. Pirsig se révèle un enfant à l’intelligence brillante, et il entre en faculté de chimie à l'université du Minnesota à l'âge de 15 ans seulement. Il se pose aussi des questions philosophiques sur la science, sans trouver de réponses dans son éducation et sa formation classiques, si bien qu’il s’éloigne du système : il est renvoyé de l’université et s’engage bientôt dans l’armée. Il sert en Corée, sans abandonner pour autant ses lectures en philosophie. De retour aux USA, il obtient une licence en philosophie (1948/50) à l'université du Minnesota, avant de poursuivre des études de philosophie orientale (1950/51) à l'université hindoue de Bénarès (Inde).
Journalisme et enseignement
Suit une période durant laquelle il fait des petits boulots ici et là, avant de commencer, en 1952, des études de journalisme, et collabore au magazine de l’université, et travaille sur des sujets en liens avec la technique. Il pense alors déjà à écrire son propre « grand livre ».
Épris de liberté, il abandonne ses études, et part à Reno (Nevada) avec sa première femme, puis au Mexique. Mais c’est un échec, et le couple revient à Minneapolis, où Pirsig travaille comme rédacteur technique et éditeur dans les domaines de l'éducation et du marketing, ainsi que dans les applications industrielles des premiers ordinateurs.
Le couple a maintenant deux enfants, Chris et Ted, et R.M. Pirsig décide de terminer ses études en journalisme, et choisit de s’engager dans l’enseignement de l’écriture et de l’anglais.
Il se révèle un enseignant aux méthodes peu orthodoxes. Il commence et décroche un doctorat en philosophie, expérimente le peyotl. En 1962, alors qu'il enseigne à l'université de l'Illinois à Chicago, il est victime d'un effondrement émotionnel qui conduit à son hospitalisation[3], et il dira en 2005[3] : « Ce trouble est décrit dans les textes psychiatriques comme une schizophrénie catatonique. Il est cité dans les textes bouddhiques comme une illumination difficile. »
Écrivain et philosophe
À partir de 1966, il fait ses débuts à moto, entreprend un grand road trip en 1968, et se lance dans l’écriture du Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes, livre qui connaîtra un succès phénoménal — après que le manuscrit eut été refusé par 121 éditeurs[3].
Mais Pirsig reste à l’écart des débats universitaires, et ne cherche pas la célébrité. Les revenus que son premier livre lui assure permet à la famille de s’adonner à leur passion pour la voile – et ce sont ces voyages en bateau qui fourniront la trame de son deuxième livre, Lila, qui connaîtra cependant un succès mitigé.
Notamment parce qu'il fuyait à la fois la célébrité et les débats universitaires, et parce que son deuxième livre, Lila, a connu moins de succès commercial, le reste de sa vie est généralement moins connu, bien qu'il soit néanmoins documenté dans les sources biographiques ci-dessous. Le succès de ZMM a financé l'intérêt continu de la famille pour le zen ainsi que leur passion pour la voile, qui a fourni la trame narrative du voyage en voilier qui est devenu son deuxième livre, Lila. Il donne aussi des conférences, publie des articles, et entretient une riche correspondance avec les personnes qui s’intéressent à l’aspect philosophique de son œuvre.
Fin de vie
Il mène cependant une vie discrète avec sa deuxième épouse Wendy dans le New Hampshire jusqu'à sa mort en , à South Berwick (Maine) à l'âge de 88 ans[3].
Œuvre

Le livre Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes présente l'interprétation et la définition de la Qualité et du bien de Pirsig. Le livre, qui est toujours un best-seller, décrit sous forme quasi-autobiographique le voyage d'un motocycliste avec son fils et quelques amis à travers l'Amérique du Nord.
En 1974, Pirsig reçoit une bourse Guggenheim qui lui permet d'écrire une suite, Lila: An Inquiry into Morals dans lequel il élabore et précise une métaphysique basée sur les valeurs pour remplacer la vision dualiste sujet-objet de la réalité, ce qu'il appelle « métaphysique de la qualité ». Ce livre fait entrer en scène le philosophe William James Sidis, et notamment son traité The Animate and the Inanimate.
Pirsig dans la littérature
Le romancier Arno Bertina a fait de R.M. Pirsig un des personnages de son roman Je suis une aventure, publié par les éditions Verticales en 2012.
