Robert Vignon (homme politique)
homme politique et haut fonctionnaire français
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Robert Vignon, né le à Constantine (Algérie française) et mort le à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), est un homme politique et haut fonctionnaire français.
| Sénateur de la Cinquième République Guyane | |
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| Préfet de l'Allier | |
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| Préfet de la Guyane | |
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| Secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher (d) | |
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| Secrétaire général de la préfecture de la Vendée (d) | |
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Homme politique, fonctionnaire |
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Premier préfet de la Guyane, puis préfet de l'Allier sous la Quatrième République, il devient ensuite sénateur sous la Cinquième République.
Biographie
Robert Vignon naît à Constantine où son père est directeur d'école. Ses études secondaires se passent à Constantine puis à Oran ; il est ensuite étudiant à l'université de Toulouse. Robert Vignon est licencié en droit et licencié ès lettres[1]. Il est maître d'internat de 1931 à 1934.
En 1934, il commence sa carrière préfectorale comme chef-adjoint du cabinet du préfet du Tarn. Il est chef de cabinet du préfet de la Haute-Vienne en 1939. Mobilisé cette année-là, il est fait prisonnier et revient le en qualité de secrétaire général du département de la Vendée. Puis il occupe le poste de directeur de cabinet du préfet à Orléans (), de secrétaire général du Loir-et-Cher ().
À la Libération il est affecté à l'administration centrale (). Le , il est détaché dans les fonctions de chef de cabinet du ministre de l'Agriculture, Tanguy-Prigent.
Lorsque la Guyane devient un département en 1946, Robert Vignon succède à son dernier gouverneur, le , en en devenant son premier préfet. Il sillonne le département et crée un service de protection des populations autochtones. Dans la nuit du 8 au , il subit un amerrissage forcé sur le fleuve Sinnamary, accident dans lequel René Jadfard trouve la mort.
En 1949, le préfet Vignon s'accorde avec l'Église catholique pour mettre en place des pensionnats confessionnels en Guyane, des « homes indiens » destinés à éduquer les enfants amérindiens à Mana, Saint-Laurent-du-Maroni et Iracoubo[2].
Durant les années 1950, il fait replanter quatre cent cinquante six palmiers royaux sur la place de l'Esplanade, ou place des Palmistes, et y fait installer au nord un terrain de tennis.
Il est le préfet de l'Allier du au . En 1958, il devient préfet du département de Tizi Ouzou (Algérie).
Élu sénateur de Guyane du au , il décide de ne pas se représenter. Il fut membre de la commission des Affaires sociales du Sénat et s’apparente[3] au groupe de l'Union pour la nouvelle République (UNR). Membre de la SFIO depuis 1945, il en est alors exclu[3].
Il est aussi conseiller général d'Iracoubo de 1961 à 1973. Il est le premier élu de Maripasoula de 1969 à 1976, village créé par lui et son ami Maurice Gougis à l'époque du territoire de l'Inini, devenu plus tard une commune. En 1949, Robert Vignon crée le dispensaire de Maroni, dont le premier médecin est le docteur Billiard.
Il fonde la revue Parallèle 5 et en nomme Michel Lohier directeur. Cette revue, parue de 1950 à 1955 sous forme de mensuel ou de bimensuel, comprenait entre quatre et douze pages. Vignon a écrit un livre de souvenirs de Guyane intitulé Grand Man Baka.
Décorations
Officier de la Légion d'honneur
Croix de guerre -
Commandeur de l'ordre du Nichan el Anouar (1956)[4]- Commandeur de l'Ordre d'Orange-Nassau des Pays-Bas, 22 septembre 1954[5]
Publications
- « Les perspectives de la Guyane française », Revue de la Défense nationale, no 4, .
- Grand Man Baka, Éditions Davol, 1985.
- Grand chef blanc de la Guyane, Éditions du ver luisant, Daniele Hoô-Alluin, 2009.
Préfaces
- Contes et légendes de la Guyane française, Arlette de Bennetot, illustrations : Lise Marin, Fernand Nathan, coll. « Contes et légendes de tous les pays », 1968
