Rochefort-sur-Nenon
commune française du département du Jura
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Rochefort-sur-Nenon ([ʁɔʃfɔʁ syʁ nənɔ̃]) est une commune française située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
| Rochefort-sur-Nenon | |
Vue générale du village. | |
Héraldique |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bourgogne-Franche-Comté |
| Département | Jura |
| Arrondissement | Dole |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Grand Dole |
| Maire Mandat |
Jacques Girod 2026-2032 |
| Code postal | 39700 |
| Code commune | 39462 |
| Démographie | |
| Gentilé | Rochefortains |
| Population municipale |
700 hab. (2023 |
| Densité | 69 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 07′ 35″ nord, 5° 33′ 43″ est |
| Altitude | Min. 201 m Max. 256 m |
| Superficie | 10,2 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Dole (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Authume |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Label "Villes et Villages Fleuris" (3 fleurs).
Géographie
La commune compte plusieurs hameaux : Gros-Buisson, La Grange d'Haibe et La Grange Vannans. Aussi, le hameau appelé Les Ruppes n'est plus habité.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 990 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dole à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 023,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Rochefort-sur-Nenon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dole, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,5 %), prairies (27,2 %), forêts (7,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,7 %), zones agricoles hétérogènes (5,5 %), eaux continentales[Note 3] (5,4 %), mines, décharges et chantiers (4,7 %), zones urbanisées (3,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
La seigneurie appartient à Jean Ier l'Antique, à partir de 1241, succédant à son père, Étienne II († ), dit de Bourgogne-Comté, comte d'Auxonne[15],[16]. Elle passe ensuite à son fils cadet Jean Ier de Chalon-Auxerre, tige des Chalon-Auxerre-Tonnerre. La communauté du bourg-dessous obtient une charte de franchises accordée par Jean Ier de Chalon-Auxerre, vers la fin du XIIIe siècle[15].
Gilbert Cousin nous apprend que la place de Rochefort a été assiégée par les troupes de Charles Ier d'Amboise lors de la guerre de succession de Bourgogne et prise le . Rochefort servit ensuite de base arrière pour l'assaut français sur la ville de Dole[17].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du , le conseil municipal de Rochefort-sur-Nenon, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[18]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[19].
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jacques Girod (54,67 %) et Stéphane Cretiaux (45,33 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Jacques Girod et trois à celle de Stéphane Cretiaux[20]. Jacques Girod est élu maire le [21].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].
En 2023, la commune comptait 700 habitants[Note 5], en évolution de +3,09 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
L'économie de la commune repose principalement sur une zone d'activité comprenant une cimenterie de la société Eqiom du groupe irlandais CRH, deux bases logistiques des groupes Intermarché et Colruyt, ainsi qu'une usine de fabrication de pâtes à tartes Eurodough.
Culture locale et patrimoine
Voies
| 49 odonymes recensés à Rochefort-sur-Nenon au 7 décembre 2013 | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Allée | Avenue | Bld | Chemin | Esplanade | Impasse | Montée | Passage | Place | Quai | Carrefour | Route | Rue | Ruelle | Autres | Total |
| 0 | 0 | 0 | 4 | 1 [Note 6] | 6 | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 4 [Note 7] | 23 [Note 8] | 3 | 7 [Note 9] | 49 |
| Notes « N » |
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| Sources : rue-ville.info & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura | |||||||||||||||
Lieux et monuments
- Enceinte du bourg médiéval (XIVe siècle). La tour-porte fortifiée est inscrite aux monuments historiques[26]; elle se situe ruelle des Romains.
- Église Saint-Laurent (fin du XVIIIe siècle). L'édifice actuel a été construit de 1789 à 1792. Il abrite une toile peinte en 1830 par Xavier Bourges : l'Apothéose de Saint Laurent. Fonts baptismaux du XVe siècle avec armoiries.
- Château-fort du XIIIe siècle siècle (en ruines). De l'imposante forteresse, il ne subsiste qu'une tour circulaire et une portion du rempart.
- Rocher du saut de la pucelle avec la chapelle Notre-Dame de Consolation (XVIIe siècle). Edifice restauré en 1827 par le vicomte et la vicomtesse De Reculot.
- Fontaine-lavoir (1886). Elle se trouve place de la Fontaine.
- Croix de mission (1901). Sise rue Barbière.
- Croix du Jubilé de 1901. Elle se trouvait à Gros-Buisson. Seule sa base en calcaire est encore visible.
- Monument aux morts (début des années 1920). Situé dans l'enceinte de l'ancien cimetière (autour de l'église), il a été sculpté par Péju ainé, Monsieur Chauvette étant maire.
- Cerf au brame. Sculpture monumentale sise au centre du rond-point de la RD 673. Œuvre réalisée par Pierre Duc en 2010.
- Vallée du Doubs avec :
- Canal du Rhône au Rhin et son écluse,
- Moulin et son barrage,
- Ponts,
- Sous les roches. Au pied des falaises de calcaire s'élevant sur la rive droite du Doubs. Aire de pique-nique ombragée et site d'escalade.
- Grotte du Trou de la Mère Clochette. Cette cavité, fouillée par Julien Feuvrier entre 1905 et 1909, fut occupée par les Aurignaciens, il y a 35000 ans.
- Cimenterie. Sise chemin de la Cimenterie.
- Tour fortifiée.
- Église Saint-Laurent
- Falaise avec tour ronde, chapelle et saut de la Pucelle.
- Les ponts et le canal.
Personnalités liées à la commune
- Étienne II d'Auxonne († ), seigneur.
- Maison de Chalon, seigneurs (XIIIe – XIVe siècle).
- Guillaume de Rochefort, chancelier de France (sous Louis XI et Charles VIII)
- Guy de Rochefort chancelier de France (sous Louis XII) ont leurs ancêtres originaires de ce bourg au XIIIe siècle et XIVe siècle. Le descendant de Guy le plus illustre est Henri Rochefort le polémiste de la deuxième moitié du XIXe siècle[27].
- Claude de Vaudrey (1443-1518) chevalier et chef militaire comtois, défenseur de Rochefort lors de son siège de 1479
- Henry de Champagne (1600-1662), commandant en second de l'armée comtoise, seigneur de Rochefort
- Jean François Thomassin (1750-1828) : né à Rochefort, il devint chirurgien à Dole avant de s'engager dans le régiment de cavalerie dolois comme chirurgien-major. En 1792, il fut nommé chirurgien en chef de l'armée du Rhin. Officier de la Légion d'honneur. Une rue de la commune porte son nom.
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Coupé : au premier d'argent au lion passant de gueules, au second d'azur semé de billettes d'or[28]. |
