Roger de Bellegarde
gentilhomme français (1562-1646)
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Roger II de Saint-Lary de Bellegarde, né le [1] ou le [2] et mort à Paris[3] le , fut un favori des rois Henri III et Henri IV.
| Grand écuyer de France | |
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César Auguste de Saint-Lary (d) | |
| Grand écuyer de France | |
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César Auguste de Saint-Lary (d) |
| Duc |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Activités | |
| Père |
Jean de Saint-Lary (d) |
| Mère |
Jeanne de Villemur (d) |
| Distinctions |
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Biographie
Fils du gouverneur militaire de Metz Jean de Saint-Lary (†1586) et de Jeanne/Anne de Villemur (issue des vicomtes de Villemur d'avant 1229, branche ariégeoise des sires/barons de St-Paul et Pailhès, seigneurs de Montbrun), il est le neveu de Roger de Saint-Lary de Bellegarde (né v. 1526-† 1579 ; voir à son nom pour des indications généalogiques et la localisation des fiefs de famille : Bellegarde et Saint-Lary), favori d'Henri III. Son cousin germain, le duc d'Epernon, l'introduisit auprès d'Henri III.
Il fait partie des catholiques ayant suivi Henri IV à la mort d'Henri III, le seconde vaillamment pendant la guerre civile et est comblé de faveurs (dont la charge de Grand écuyer de France en 1605). En , le siège de Paris s'étirant en longueur[réf. nécessaire], Roger de Bellegarde présente sa maîtresse Gabrielle d'Estrées à Henri IV, qui en fait sa favorite. Bellegarde épouse en 1596 Anne de Bueil (†1631), petite-fille maternelle de Louis, comte de Sancerre). Henri IV le nomme gouverneur de Bourgogne en 1602 après la conspiration du duc de Biron, précédent gouverneur[4].
Par lettres patentes de et d', avec enregistrement aux Parlements de Paris () et de Dijon (décembre 1620), suivis de l'érection du duché-pairie le , Louis XIII le fait duc et pair de Bellegarde (à Seurre, terre acquise en 1609 et dont il était marquis depuis 1611 : cf. Société d'Histoire de Beaune, 1883, p. 126) ; puis Louis XIV, par lettres patentes de / enregistrées en , transfère le duché-pairie à Choisy/Soisy-aux-Loges (d'après Père Anselme[5]), la terre de Seurre étant cédée au prince de Condé Henri II.
Mais, ayant rejoint le parti de Gaston d'Orléans et du duc de Montmorency, Bellegarde est déchu de ses titres et biens par arrêté du , et ne doit son salut et la restitution de ses possessions qu'au pardon du cardinal de Richelieu (1632). Il meurt en 1646, à 83 ans, sans postérité.