Siège de Paris (1590)
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| Date | De mars à septembre 1590 |
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| Lieu | Paris |
| Issue | Échec de l'armée royale |
| Coordonnées | 48° 51′ 24″ nord, 2° 21′ 07″ est | |
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Le siège de Paris de 1590 désigne la tentative d'Henri IV, roi de France, de s'emparer de la ville de Paris. Il oppose les troupes royales commandées par le roi à la Ligue catholique commandée par le duc de Nemours.
Le siège de Paris est l'un des épisodes de la huitième guerre de religion.
Henri IV échoue à cause de l'intervention, en faveur de la Ligue, de l'armée d'Alexandre Farnèse, gouverneur des Pays-Bas espagnols.
Après que l’Espagne a envoyé des renforts des Pays-Bas espagnols et que le duc de Mayenne eut fait une sortie en , afin de reprendre le contrôle de zones d’approvisionnement[1], Henri IV entame le siège d’Évreux pour fermer la vallée de l’Eure et protéger la Normandie, lorsque Mayenne arrive sur ses arrières.
Le , c’est la bataille d'Ivry : après un combat furieux à un contre deux, l’armée royale met en déroute les Ligueurs, qui fuient vers Chartres, Mayenne allant même jusqu’à Nantes. Les lansquenets prisonniers sont massacrés, les Suisses sont épargnés[2].
Cette déroute ne décourage pas les meneurs parisiens. Ils la cachent d’abord, puis l’annoncent comme un châtiment divin. Ceux qui parlent de paix sont jetés à la Seine.
Alors que les troupes royales ont pris Mantes, Vernon et mis un semblant de siège devant Pontoise, les autorités parisiennes commencent, le , à mettre la ville en état de défense. La garnison est renforcée par l’arrivée de Charles-Emmanuel de Savoie-Nemours et de Claude d'Aumale de retour d’Ivry.
Le duc de Nemours organise la défense de la ville pour la garde des places publiques, des portes, des remparts et murs de la ville et des quartiers. Il fait rentrer une grande quantité d’approvisionnement en nourriture et en munitions. Il ordonne l’établissement de garnisons composées de 3 000 lansquenets et 1 000 soldats en plus de la noblesse.
L'investissement
Pendant ce temps, Henri IV arrive avec une armée de 20 000 hommes qu'il divise en dix corps afin d'investir totalement Paris[3]. Des corps de cavalerie sont envoyés dans la région de Palaiseau et de Longjumeau afin d'empêcher les vivres et munitions d'entrer dans la ville.
Le , les troupes du roi de France sont à Corbeil. Le lendemain, elles soumettent les régions de Brie-Comte-Robert et Lagny-sur-Marne, puis de Montereau et de Moret-sur-Loing avant de mettre le siège devant Melun. Une partie de l’armée royale se dirige ensuite sur Provins, Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine qui se rendent sans résistance. Le , la petite garnison de Sens capitule, Henri IV peut alors mettre son armée en marche contre Paris.
Après avoir mis le siège devant Saint-Denis, le le roi de France commence l’investissement de Paris, ses troupes occupent les alentours de Saint-Denis et les villages de Gonesse, Louvres, Le Bourget, puis prennent possession, le , des ponts de Saint-Maur, de Charenton et de Saint-Cloud.
Le , le roi Henri IV, accompagné de François de La Noue, apparaît au sud de Paris. Les troupes contournent la ville puis, se dirigeant vers le nord, se présentent aux abords des faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin. Une troupe de 200 à 300 hommes attaque immédiatement, renverse les barricades, mais est repoussée par des défenseurs postés sur les remparts. Les assaillants perdent une centaine d’hommes et sont contraints de se replier sur Montfaucon emmenant avec eux leur capitaine, François de La Noue blessé.
Les troupes royales occupent alors les villages entre Saint-Denis et Paris ainsi que Pantin, Aubervilliers, Saint-Ouen, La Chapelle, Montmartre où le roi installe, dans l'abbaye de Montmartre, son quartier général pour y diriger les opérations[3].
Vers la mi-mai, la garnison de Saint-Denis fait une sortie contre les troupes royales installées à Aubervilliers au cours de laquelle elle fait plusieurs prisonniers.
Le reste du mois de mai et la première quinzaine de juin se passent sans combat sinon la prise de la ville et du château de Beaumont-sur-Oise qui tombent après un mois de siège.
Le , le roi de France, apprenant que le duc de Mayenne et son armée approchent de Laon, envoie des troupes à Senlis et Compiègne et fait dresser deux batteries d’artillerie « l’une sur Montmartre l’autre sur le haut de Montfaucon vers le Mesnil qui commencèrent à tirer et battre en ruine, vers les rues Saint-Honoré, Saint-Denis et Saint-Martin et les environs. »[4].
Le , une délégation parisienne partie chercher du secours auprès du duc de Mayenne est interceptée à Aubervilliers. Henri IV renvoie la délégation dans la capitale en la chargeant d'exhorter les habitants à le reconnaître comme roi, de se rendre et se soumettre à son obéissance en leur promettant sûreté et liberté de conscience et de religion. La demande royale est rejetée, le siège de Paris commence.


