Roger Léonard

haut fonctionnaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Roger (Joseph, Étienne) Léonard, né le à Bordeaux et décédé le à Neuilly-sur-Seine[1], est un haut fonctionnaire français.

Décès
Nom de naissance
Joseph Étienne Roger Léonard
Nationalité
Faits en bref Premier président ou première présidente de la Cour des comptes, 2 février 1955 - 27 août 1969 ...
Roger Léonard
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Fonctions
Premier président ou première présidente de la Cour des comptes
-
Préfet de police de Paris
-
Préfet de Seine-et-Oise
-
Sous-préfet de Thionville
-
Sous-préfet de Blaye
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Joseph Étienne Roger Léonard
Nationalité
Formation
Faculté de droit de Bordeaux (d)
École libre des sciences politiques
Faculté de droit et des sciences économiques de Paris (d)
Faculté des lettres de Bordeaux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Distinctions
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Biographie

Du au , Roger Léonard fut gouverneur général de l'Algérie Française. Il est le premier président de la Cour des comptes de 1955 à 1969.

Le , Roger Léonard prend une ordonnance : « dans tous les bals […] il est interdit aux hommes de danser entre eux »[2].

Formation et guerre de 14-18

Il étudie à la faculté de lettres de Bordeaux, où il obtient une licence ès lettres le 29 juin 1917. Mobilisé d’avril 1917 à octobre 1919, il reprend ses études après la guerre et obtient sa licence de droit le 6 juillet 1920 à la faculté de droit de Bordeaux et de Paris. Le 5 juillet 1921, il est diplômé de l’École libre des sciences politiques (ELSP), filière économique et financière, option finances publiques[3].

Carrière jusqu'à l'occupation (1940)

La même année, il devient chef de cabinet du préfet de la Gironde, puis, en juin 1924, chef du secrétariat particulier du général Nollet, alors ministre de la Guerre. Sous-préfet de Blaye (Gironde) en 1924, chef adjoint de cabinet du ministre du Commerce et de l'Industrie (Charles Chaumet) en avril 1925, il est nommé sous-préfet d'Haguenau (Bas-Rhin) le 27 mai 1930, puis sous-préfet de Thionville (Moselle) en 1934[3].

Roger Léonard devient ensuite maître des requêtes au Conseil d’État en février 1938, puis, en juin 1939, directeur au ministère de la Guerre. Directeur du contentieux, de la justice militaire et de la gendarmerie, il est relevé de ses fonctions pour avoir refusé d'engager des poursuites contre les parlementaires passagers du Massilia qui s’étaient embarqués pour continuer la lutte en Afrique du Nord[3].

Carrière post 1945

À la demande de Michel Debré, il devient préfet de Seine-et-Oise à la Libération. Il occupe le poste de préfet de police de Paris de 1947 à 1951, en pleine guerre froide. C’est à ce titre qu’il prend le 21 juillet 1947 un arrêté voté par le conseil municipal de Paris permettant la création d’une Commission consultative de révision des sanctions relatives à l'épuration[3].

Gouverneur général d'Algérie (1951-1955)

Le 11 avril 1951, le conseil des ministres le nomme gouverneur général de l’Algérie (Journal officiel de la République française du 8 août 1954). Il est le successeur de Marcel-Edmond Naegelen, gouverneur général de l’Algérie de février 1948 à mars 1951. Roger Léonard quitte ce poste le 26 janvier 1955 et il y est remplacé par Jacques Soustelle qui est affecté en Algérie du 1er février 1955 au 30 janvier 1956. Il est ainsi l’un des témoins privilégiés du début de la guerre d’Algérie, puisqu’il est en poste lors de la Toussaint rouge (premiers attentats du Front de libération nationale (FLN) le 1er novembre 1954). Aux côtés de trois autres anciens gouverneurs généraux de l’Algérie, Maurice Viollette, Georges Le Beau et Marcel-Edmond Naegelen, il est membre de l’Union pour le salut et le renouveau de l’Algérie française (USRAF), fondée en avril 1956 par Jacques Soustelle[3].

Fin de carrière

Revenant ensuite à sa formation en finances, Roger Léonard est institué en février 1955 premier président, puis premier président honoraire de la Cour des comptes en mai 1969. De 1968 à 1971, il est membre du conseil d’administration de la Fondation nationale de sciences politiques (FNSP). De 1970 à 1973, il est président puis président honoraire de la Compagnie financière et industrielle des autoroutes (Cofiroute). Il meurt à Paris le 17 juin 1987[3].

Roger Léonard est nommé chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1932, puis promu au grade d'officier en décembre 1938 et de commandeur le 15 janvier 1947. Le 2 août 1950, Roger Léonard est élevé à la dignité de grand officier en qualité de préfet de police, puis de grand’croix par décret du 8 juillet 1967 comme premier président de la Cour des comptes. Il est également titulaire de la croix de guerre 14-18 et de la croix de guerre 39-45[3].

Ouvrages

Décorations

Références

Liens externes

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