Le rabbin Roger (David) Winsbacher[1],[2] est né à Strasbourg le dans une famille d'origine alsacienne. À la déclaration de la guerre, il a onze ans. Il se réfugie avec sa famille à Limoges. Il suit dans cette ville des cours à l'école de l'ORT.
Le futur grand-rabbinAbraham Deutsch, de Strasbourg, replié lui aussi à Limoges, a une grande influence sur lui. Il le pousse à choisir une carrière rabbinique.
Roger Winsbacher enseigne à la Yeshiva Ketana de Strasbourg où il influence des générations d'étudiants. Il est connu pour sa pédagogie et la clarté de son enseignement. Très rigoureux envers lui-même dans sa pratique du judaïsme, il pratique ce qu'il prêche dans la recherche de la vérité et de la pureté, tout en montrant une ouverture pour les autres. Il est marié à Danielle Weil, une pédagogue et enseignante à Strasbourg. Danielle Winsbacher est une des sœurs de Liliane Ackermann. Son beau-frère est Henri Ackermann, de Strasbourg. Les Winsbacher ont trois fils.
Lorsque Roger Winsbacher prend sa retraite comme rabbin de Adath Israël, Michaël Szmerla, le dayan de Strasbourg, lui succède. Le rabbin Roger Winsbacher meurt à Strasbourg le , et est enterré le lendemain, le , au cimetière "Etz Haïm" de Cronenbourg[5],[6]. Les funérailles sont conduites par le grand-rabbinSamuel Yaffe-Schlessinger et, fait rare, son cercueil est transporté dans la synagogue "Adath Israël" où le rabbin Szmerla prononce l'éloge funèbre (Hesped). Le grand-rabbin de Strasbourg René Gutman participe à la cérémonie avec la récitation d'un Psaume.