Roland Fréart de Chambray

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Nom de naissanceRoland Fréart
Décès (à 70 ans)
Le Mans
NationalitéDrapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Roland Fréart de Chambray
Image illustrative de l'article Roland Fréart de Chambray
Profil à la sanguine de Roland Fréart de Chambray par Charles Errard
Présentation
Nom de naissance Roland Fréart
Naissance
Le Mans
Décès (à 70 ans)
Le Mans
Nationalité Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Mouvement Architecture classique
Œuvre
Publications
  • Parallèle de l’architecture antique et de la moderne (1650)
  • Idée de la perfection de la peinture (1662)
Entourage familial
Famille Jean Fréart (frère)
Paul Fréart de Chantelou (frère)
François Sublet de Noyers (cousin)

Roland Fréart de Chambray est un clerc théoricien de l'art et de l'architecture né le au Mans et mort le dans cette même ville. Il est essentiellement reconnu pour son travail de théoricien, en architecture avec le Parallèle publié en 1650 et en peinture avec l'Idée de perfection de la peinture publié en 1662. Il était ecclésiastique, et suivant la déclaration qu'il fit aux enquêteurs sur le fait des usurpations de la noblesse, en 1667, aumônier du roi, chapelain de la chapelle royale de Bécoiseau, en la forêt de Coucy.

Origines et études

Blason Roland Fréart de Chambray

Roland Fréart de Chambray[1] était le frère cadet de parmi les trois frères Fréart (Jean, Paul et Roland)[2]. Il est le fils de Jean III Fréart de Chantelou[3], grand prévôt de la maréchaussée du Maine et de Madeleine Lemaire, fille du lieutenant-général du Maine et d’Avoye Sublet[4].

Roland Fréart de Chambray est un clerc[4],[5] qui avait débuté des études de droit mais il les abandonne au profit des mathématiques, de la géométrie et de la perspective[2]. Fréart de Chambray n’a donc pas une formation d’architecte et n’est pas un praticien, c’est un amateur éclairé qui s’intéresse à l'art et à l'architecture par « esprit d’antiquaire »[6].

Fréart de Chambray en Italie

Roland Fréart de Chambray se rend deux fois en Italie, avec son frère Paul, il fait un premier voyage de cinq ans de 1630 à 1635 puis un voyage de moins d’un an en 1640[5].

1630

De 1630 à 1635, Roland Fréart de Chambray rencontre de nombreux artistes et se lie d’amitié avec les peintres Nicolas Poussin et Jacques Stella[4]. Il se lie également avec Charles Errard qui deviendra directeur de l’Académie de France à Rome et avec lequel il collaborera à plusieurs reprises[2].

1640

Les frères Fréart sont cousins de François Sublet de Noyers, secrétaire à la guerre et surintendant des bâtiments de Louis XIII ; c’est pourquoi il confiait aux frères et en particulier à Roland et à Paul, qui était son secrétaire, des missions relatives au développement des arts[4].

Au Printemps 1640 Fréart de Chambray retourne à Rome avec son frère Paul où ils ont pour mission de faire venir en France des artistes italiens ou des artistes travaillant en Italie et en particulier le peintre Nicolas Poussin[5]. Il leur est aussi demandé de rapporter des copies d’œuvres d’art antiques, c’est ainsi que Charles Errard envoyé à Rome par Sublet de Noyers comme « éclaireur » et dessine pour eux 40 dessins pour de grandes gravures sur cuivre et 8 vignettes[6] tandis que les frères Fréart rapportent des moulages de la Colonne Trajane, de chapiteaux et de médaillons[5].

C’est durant ce voyage que les deux frères rencontrent Le Bernin et Cassiano dal Pozzo avec lesquels ils se lient[5]. Paul et Roland Fréart rentrent en France le avec Nicolas Poussin[5].

Fréart de Chambray ne voyage plus par la suite, après la disgrâce de Sublet de Noyers en 1643, il se retire au Mans où il se consacre à la rédaction de ses ouvrages[5].

Fréart de Chambray et Mazarin

Après s’être retiré au Mans, Fréart de Chambray est chargé le , par sa municipalité qui était tout comme lui opposée à Mazarin, de remettre en état les fortifications de la ville[5]. Fréart de Chambray est très opposé à Mazarin tout au long de sa vie car il l’accuse d’avoir négligé l’art français et de ne pas avoir fait contribuer l'art à la gloire du royaume en privilégiant des artistes italiens et en cherchant uniquement à enrichir sa collection personnelle[2].

Carrière après la Fronde et fortune critique

S’il est vrai que Fréart de Chambray entretenait des rapports difficiles avec Mazarin, ce ne fut pas le cas pour Colbert. En effet, Colbert, lorsqu’il fait reprendre les travaux au Louvre, fait souvent appel aux frères Fréart touchant la politique artistique du gouvernement[2]. D’ailleurs, lorsqu’il fonde l’Académie royale d’architecture en 1671, Colbert donne une nouvelle vie au Parallèle de Fréart de Chambray car il y a trouvé une approche archéologique et théorique qui servit grandement à l’Académie puisque François Blondel, dans ses conférences de l’Académie traitait des mêmes auteurs que Fréart de Chambray et les hiérarchisait de la même manière[7].

Concernant la peinture, la traduction que donna Fréart de Chambray du Traité de Léonard de Vinci, le mêla à la querelle qui eut lieu entre Abraham Bosse et l’Académie[2], représentée en particulier par Le Brun.

Mort et postérité

Roland Fréart de Chambray meurt le au Mans et lègue tous ses biens aux pauvres[5].

Il est surtout demeuré célèbre pour ses écrits, réédités au XVIIIe siècle et traduits en plusieurs langues[4].

Écrits

Notes et références

Annexes

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