Roland Giroux
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Roland Giroux (Montréal, – Montréal, ) est un financier et haut fonctionnaire québécois. Éminence grise financière de six premiers ministres du Québec, de Paul Sauvé à René Lévesque, Roland Giroux est nommé cinquième président d'Hydro-Québec le , un poste qu'il a occupé jusqu'à son départ, le . Sous sa gouverne, l'entreprise publique québécoise a lancé les travaux du Projet de la Baie-James.
Carrière en finance
Figure connue dans les milieux financiers canadien et américain, Giroux commence son ascension dans le monde de la finance à l'âge de 17 ans. En 1930, il est embauché comme messager chez le courtier L.-G. Beaubien et Cie. Seul employé payé au sein de l'entreprise, qui survit tant bien que mal au krach de 1929 et à la Grande Dépression, il gravit rapidement les échelons, devenant successivement caissier, comptable, gérant des ventes pour accéder à la présidence de la firme[1].
Il devient vice-président de Lévesque-Beaubien lors de l'acquisition de L.-G. Beaubien et Cie par Jean-Louis Lévesque en 1963[2]. Il sera promu président de Lévesque-Beaubien en 1965.
Conseiller du gouvernement
La connaissance de Roland Giroux des marchés financiers font de lui un conseiller prisé de six premiers ministres du Québec qui se sont succédé durant la période de la Révolution tranquille, de Paul Sauvé à René Lévesque[3]. En 1962, il participe, en compagnie de Jacques Parizeau et Michel Bélanger, à une série de rencontres à New York pour juger de la réaction éventuelle de Wall Street à l'achat des compagnies d'électricité que préparait le gouvernement de Jean Lesage. Les rencontres ont permis de confirmer à Jean Lesage que les financiers américains ne feraient pas obstacle à la nationalisation et qu'ils seraient disposés à financer la transaction[1].
Politiquement neutre, il jouit du respect des leaders québécois de tous les partis. Dès le lendemain de son élection en 1966, le premier ministre Daniel Johnson demande à son ami Giroux de devenir un conseiller du gouvernement en matière économique. Il le nomme également au nombre des cinq commissaires de la Commission hydroélectrique de Québec[1].
À titre de commissaire, Giroux convainc le premier ministre Johnson d'autoriser la construction de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ) dans la région de Montréal, plutôt qu'à Québec, contre l'avis de hauts fonctionnaires, invoquant qu'il y a un net avantage à localiser un laboratoire d'essai près d'un grand centre de distribution et à proximité du siège social montréalais d'Hydro-Québec[4].
Il a aussi conseillé les premiers ministres Jean-Jacques Bertrand, Robert Bourassa et René Lévesque[5].