Roland Orépük

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissance
Rolland Henri OrépükVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Roland Orépük
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Rolland Henri OrépükVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activité
Autres informations
Genre artistique
Influencé par

Roland Orépük, né à Briançon (Hautes-Alpes) le et mort le à Saint-Martin-d'Hères, est un peintre et graphiste français.

Mort

Roland Orépük naît à Briançon le [1] de parents immigrés. Son père, polonais, est né à Brest-Litovsk. Sa mère, allemande, est née à March (Bade-Wurtemberg).

Très jeune, il se passionne pour le dessin, reproduisant les personnages des bandes dessinées de l’hebdomadaire belge Spirou. Adolescent, il découvre la peinture qu’il explore en autodidacte. Plus tard, il apprend la gravure en suivant en auditeur libre les cours de Jean-Marie Estèbe à l’École supérieure d'art de Grenoble (1977-1980).

Dessinateur-projeteur, caricaturiste, graphiste, Roland Orépük maîtrise de nombreuses techniques de dessin. C’est dans ces domaines qu’il exerce son activité professionnelle, d'abord dans un bureau d'étude jusque 1979, puis en créant sa propre structure. Il développe parallèlement son œuvre peint et s'engage pour l’art contemporain à Grenoble.

Peintre, Roland Orépük s’ouvre à l’abstraction en découvrant Max Bill, à qui le musée de Grenoble consacre une exposition monographique en 1969. Mais c’est Kasimir Malevitch et la découverte à Lugano, en 1988, de l’avant-garde russe qui déterminent son engagement dans ce qu’il nomme l’art réductif[2]. Il réalise sa première exposition individuelle, en 1977 à Grenoble avec le soutien du Comité Régional d’Art Contemporain (CRAC).

Roland Orepuk, triptyque, 1990, Centre théologique de Meylan
Golgotha, lumière et ténèbres, Roland et Sonia Orépük,1990. Peinture murale acheminant au seuil d'un oratoire du Centre Théologique de Meylan-Grenoble.

Il est membre de l’Union des Arts plastiques (UAP) qui devient le Comité régional d’art contemporain (CRAC) en 1979. Il fonde le groupe « Fin de série » (1981-1986) avec Daniel Canato, Charles Payan, Christine Coblentz et Denis Ruggieri, puis le groupe RADICAL (1987-1997) avec Bernard Béraud et Charles Payan.

Roland Orépük devient sociétaire de Réalités Nouvelles en 1989, membre du comité de 2007[3] à 2021. Il contribue au Centre d’art collaboratif et participatif « Abstract Project » qui émane de Réalités Nouvelles. Il rédige en 2020 la préface du catalogue « Jaune » (2020).

En 2011, Roland Orépük fonde à Pont-de-Claix, aux Grands moulins de Villancourt, la « Biennale internationale d'art non objectif ». Le catalogue de la Biennale est préfacée par Petra Bungert. Le concept est repris par Billy Gruner à Sydney, Australie, en 2019. Des Biennales satellites[4] sont créées en parallèle de la 6e Biennale qui marque le dixième anniversaire[5].

Roland Orépük est mort le [6] à Saint-Martin-d'Hères (Isère)[7], là où il vivait et travaillait.

Le groupe RADICAL

Le groupe RADICAL est né à la suite de l'annulation non expliquée d'une exposition préparée à l'invitation du Musée Géo Charles. Roland Orépük, Charles Payan et Bernard Béraud décident de reprendre leur projet et créent, le , un collectif au sein duquel chacun suivra le fil de sa création en se nourrissant du travail des deux autres. En tête du manifeste affirmant l'esprit Radical, cette déclaration : « L'Art produit une vérité élémentaire ». La première exposition a lieu au CRAC de Grenoble, en , elle a pour titre « Abstrait/Concret ».

Au cours des dix années suivantes, le groupe organise 28 expositions[8] dont celle aux Abattoirs de Marseille en 1989, le long de l'ancien chemin d'abattage que suivrait le public, et une exposition itinérante en Yougoslavie avec l'édition d'un journal. Charles Payan quitte le groupe en 1990, la même année MAD le rejoint. Une première rétrospective est présentée en Italie, à Lecce, en 1991, une autre en 1997 sous le titre « Mouvance construite » clôt l'aventure. Jean-François Garnier, alors conservateur du musée des Ursulines de Mâcon, écrit en 1988 : « Démarche scientifique pour appréhender le monde, intérêt pour la forme théorique qu'elle soit graphique, colorée ou simplement pensée, utilisation de matériaux industriels contemporains, volonté de synthèse des arts pour fournir des produits sociaux, RADICAL se situe dans la lignée de cet humanisme », celui d'une géométrie sensible en écho aux valeurs du Bauhaus[9].

Œuvres

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI