Roland Tomb
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| Naissance | |
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| Nationalité |
Française, libanaise |
| Domaine |
Médecine, bioéthique |
|---|---|
| Distinction |
Roland Tomb est un auteur, bioéthicien et médecin dermatologue franco-libanais, né en 1958 à Beyrouth, au Liban. Il est doyen de la Faculté de médecine de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth depuis 2011. Il est président du Département de bioéthique de cette même université et est un membre actif des comités de bioéthique de l'UNESCO.
Tomb a fréquenté le Collège des Jésuites Notre-Dame de Jamhour[1] au Liban et a poursuivi ses études de médecine à Paris, à la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie (aujourd’hui Sorbonne Université)[2], puis a obtenu son doctorat en 1989 à Strasbourg à l'Université Louis-Pasteur (aujourd’hui Université de Strasbourg). Le sujet de sa thèse, supervisée par Edouard Grosshans, était la redécouverte de maladies cutanées antérieurement décrites[3].
Carrière médicale et universitaire
Tomb a exercé la dermatologie à Strasbourg, où il est devenu chef de clinique, a enseigné, mené des recherches, et a également dirigé la clinique d'allergologie pendant huit ans. Il a aussi obtenu un DEA en pharmacologie et pharmacochimie[4]. Tomb s'est installé à Beyrouth en 1993, où il a immédiatement été nommé professeur et dirigé le service de dermatologie à l'hôpital Hôtel-Dieu de France à Beyrouth[4]. En 2011, Tomb a été élu doyen de la Faculté de médecine de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth[5]. Il a été réélu deux fois à ce poste pour des mandats de quatre ans, en 2015 et en 2019[6],[7]. Durant son mandat de doyen, Tomb a signé de nombreuses conventions et accords avec des universités et centres de recherche français, suisses, et belges, concernant la collaboration académique et les échanges d'étudiants. Il a notamment initié la construction d'un centre de simulation[8] et d’une nouvelle Faculté de médecine high-tech au sein du jardin botanique de l'Université Saint-Joseph[9]. Tomb est membre et ancien président de la Société libanaise de dermatologie[4], membre de la Société française de dermatologie[4], et vice-président de l'Association des dermatologistes francophones[10]. Il a aussi été membre du conseil d'administration de l'Ordre des médecins du Liban[2].
Publications médicales
Tomb est l'auteur ou le co-auteur de plus de 300 articles dans des revues médicales internationales[11]. De plus, il a été l'auteur ou contribué aux ouvrages médicaux collectifs suivants:
- Bernard Gerbaka, Sami Richa et Roland Tomb. Child Sexual Abuse and Tafficking in the Arab Region (Abus Sexuel et Trafic de Mineurs dans la Région Arabe). Cham: Springer Nature Switzerland AG, 2021[12].
- Traité de médecine, 3 volumes. Paris: Éditions du Traité de Médecine, 2020 (5e édition)[13].
- Dermatologie et infections sexuellement transmissibles. Paris: Elsevier Masson, 2019 (5e édition)[14].
- Thérapeutique dermatologique. Paris: Flammarion Médecine, 2011[15].
- Nouvel atlas pratique de dermatologie et vénéréologie. Par Ruggero Tagliavini ; traduit, adapté et mis à jour par Roland Tomb. Paris: Ellipses, 1995[16].
Travail dans le domaine de la bioéthique
À la Faculté de médecine de l'Université Saint-Joseph, Tomb a créé un diplôme universitaire en éthique médicale et a été nommé titulaire de la chaire de bioéthique. Il a également été président du comité d'éthique de l'hôpital Hôtel-Dieu de France à Beyrouth et président du comité d'éthique de l'Ordre des médecins du Liban[4]. En 2009, Tomb a obtenu un Doctorat d'État en philosophie et bioéthique à l'Université d'Aix-Marseille. La thèse, dirigée par Pierre Le Coz, abordait les enjeux éthiques de la circoncision[17]. En 2022, Tomb publie Histoire de la circoncision (Paris, coll. « Que sais-je ? »), un ouvrage basé sur ses recherches doctorales[18],[19],[20],[21].
En 2014, Tomb a été nommé rapporteur au Comité intergouvernemental de bioéthique de l'UNESCO[22]. En 2016, il a été nommé membre du Comité international de bioéthique de l'UNESCO[23], dont il est devenu l'un des vice-présidents en 2018[24],[25]. De plus, il a été membre du Comité consultatif national libanais de bioéthique de 2010 à 2018[26].
Autres domaines d'activité
Tomb est membre du conseil de la Fondation Alexis et Anne-Marie Habib qui fournit un soutien financier éducatif à la jeunesse libanaise[2]. Il a participé à plusieurs longs métrages et joué des rôles mineurs dans deux films de la cinéaste franco-libanaise Danielle Arbid: Dans les champs de bataille (2011) et Beyrouth Hotel (2004[27]). Tomb a aussi étudié les langues orientales anciennes à l'Institut catholique de Paris, à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg et à l’ELASU (Sorbonne Université)[4]. Il a également contribué à plusieurs livres d'histoire, parmi lesquels L'Hôtel-Dieu de France, un Hôpital centenaire (avec Christian Taoutel) (Beyrouth: Éditions de l'USJ, 2021), Lucien Cattin, le bâtisseur (édité par Christian Taoutel (Beyrouth: Éditions de l'USJ, 2018))[28], USJ, Portrait d'une université (par Carla Eddé, Roland Tomb et Cynthia Ghobril-Andrea (Beyrouth: Éditions de l'USJ, 2016))[29], Léon de Laborde, Voyage en Orient (Le Blanc, France: ABMB, 2010)[30], et L'Islande et le Liban: antipodes de l'UE (sous la direction de David Thor Bjorgvinsson et Chibli Mallat (Bruxelles: Bruyland Edition, 2008))[31]. En 2022, il publie une Histoire de la circoncision aux Presses universitaires de France dans la collection Que sais-je ? et fait sur le même thème une conférence au Collège de France accessible en vidéo.
